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Une gynécologue proche de la retraite a préféré vendre son cabinet et sa patientèle pour 1 euro symbolique sur Internet.

Une gynécologue brade son activité pour 1 euro sur Le Bon Coin

 

Faute de repreneur, une gynécologue proche de la retraite a préféré vendre son cabinet et sa patientèle pour 1 euro symbolique sur Internet.

"Vends cabinet de gynécologie pour 1 euro symbolique". Bernadette Perrot, gynécologue obstétricienne à Château-Gontier (en Mayenne), s'est fendue d'une annonce pour le moins inhabituelle sur Le Bon Coin, le site de vente entre particuliers. Elle y cède le cabinet où elle a reçu ses patients fidèles pendant 30 ans ainsi que son matériel, dont un colposcope et un échographe, pour un coût défiant toute concurrence : 1 euro.

Pourquoi cette curieuse démarche ? La praticienne de 69 ans s'approche de la retraite et n'a pas trouvé de successeur. Ce n'est pas faute d'avoir communiqué auprès des jeunes médecins ou des internes mais aucun n'a répondu favorablement à son offre. Le coupable est tout désigné : la désertification médicale qui touche de plein fouet les régions rurales. "Je suis un peu la sentinelle du Sud-Mayenne en gynécologie, il n'y a plus de gynécologues libéraux dans le coin, regrette Bernadette Perrot. Moi qui me bats depuis 30 ans pour que les femmes se fassent suivre, aujourd'hui c'est le cas mais c'est nous qui désertons", explique la femme, citée par l'AFP.

SÉDUIRE LES JEUNES PRATICIENS, UNE GAGEURE POUR LES CABINETS RURAUX

Pour convaincre un éventuel candidat, Bernadette s'est donc tournée vers le site Le Bon coin. Avec son annonce séduisante elle espère avoir plus de chances : "Assez de la grisaille urbaine? Vous êtes gynécologue à la recherche de grands espaces? Située à 40 km d'Angers environ, une patientèle créée depuis 30 ans avec passion et regroupant quatre générations de patientes recherche un nouveau gynécologue pour les écouter, les accompagner et les suivre".

Avant cette gynécologue, d'autres praticiens se sont illustrés par leur appel à candidature insolite. En juillet 2015 un médecin généraliste partant en retraite s'était même servi de Facebook pour trouver un remplaçant.

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Santé du Monde