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Vos cheveux pourraient bientôt vous démasquer.

Les criminels bientôt trahis par... leurs cheveux !

 

Vos cheveux pourraient bientôt vous démasquer. Ou en tout cas les malfaiteurs sur une scène de crime. Des scientifiques ont déterminé le mode de vie de personnes à partir de quelques mèches.

La charlotte pourrait bien être le prochain accessoire à la mode chez les criminels. Des scientifiques ont montré que les cheveux d'une personne permettraient d'identifier ses habitudes de vie. Début avril, Glen Jackson et son équipe ont présenté leur dernière découverte sur les cheveux au 253ème Congrès de la Société Américaine de Chimie.

Sur les scènes de crime, les cheveux peuvent donner des indices sur le ou les malfaiteurs, en étudiant la couleur, l'épaisseur et la tendance à boucler des cheveux. Ceux-ci révèlent également les teneurs en certains produits comme la drogue. Mais ils pourraient aussi renseigner sur les habitudes de vie de leur propriétaire.

DÉTERMINER LE SEXE OU LE POIDS D'UN INDIVIDU

Les scientifiques ont demandé à 20 femmes de fournir un échantillon de leurs cheveux. Elles ont aussi rempli un questionnaire détaillé sur leur mode de vie, incluant leur état de santé, la façon dont elles prenaient soin de leur chevelure ou encore leur régime alimentaire. Jackson et son équipe ont ensuite analysé les échantillons en se focalisant sur les isotopes contenus dans la kératine, la matière principale du cheveu. Ils ont ainsi pu prédire à l'aveugle l'indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille) dans 80% des cas. Dans un autre groupe de participants mélangeant hommes et femmes, ils ont pu identifier le sexe dans 9 cas sur 10.

La justice privilégie actuellement l'ADN pour trouver des informations sur les suspects sur les scènes de crime. Mais si les criminels sont suffisamment précautionneux, elles peuvent être inexploitables ou trop faibles. Il faut ensuite les comparer avec un fichier de police, mais cela ne sert à rien si la personne n'est pas encore connue des services de police. Dans ce contexte, l'étude des cheveux pourrait donner des informations directement exploitables. Les scientifiques précisent tout de même que d'autres recherches sont nécessaires avant de voir apparaître ce système dans les commissariats, notamment parce qu'il faut actuellement plusieurs cheveux pour mener à bien l'analyse.

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