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Bienfaits du vin rouge, info ou intox ?

 

 

Le vin contient un polyphénol, le resvératrol, principalement présent dans la peau du raisin et dont les propriétés phyto-oestrogéniques et anti-oxydantes ont été bien décrites, mais dont l’effet protecteur semble, selon David Vauzour (departement of nutrition, Norwich medical school, faculty of medecine and life sciences, University of east Anglia, RU-conférence lors des JFN, bordeaux 2013), douteux, compte tenu des doses infimes constatées lors d’un apport nutritionnel.

Malgré tout, certaines études montrent une action positive sur l’ischémie cérébrale induite chez le rat, une protection des cellules neuronales contre le stress oxydant et des effets anti-inflammatoires au niveau du tissu adipeux de la souris.

 

Les effets du resvératrol ont, d’autre part été remis en question à la suite de falsifications scientifiques qui auraient été découvertes aux USA.

Que dire en observant ce qui est décrit suite à la consommation des polyphénols totaux du vin ?

 

On constate chez le rat un retard de développement de la dysfonction endothéliale liée au vieillissement suite à la consommation d’extrait polyphénolique de vin. Les procyanidines sont les polyphénols les plus abondants dans le vin rouge. Leur activité anti-inflammatoire a été mesurée chez le rat lors de l’utilisation d’extrait isolés à partir de pépins de raisin. Les auteurs concluent que les procyanidines préviennent l’inflammation à bas bruit associée à l’obésité.

La prise de vin rouge ou d’extrait de pépin de raisin entraine une réduction significative de la pression artérielle chez le rat hypertendu par action bénéfique des polyphénols.

Notons que l’acide gallique, polyphénol aux qualités multiples est aussi présent en quantité non négligeable dans le vin.

 

Malgré tout, ces études ont étudié l’effet de consommation d’extrait de polyphénols (ou resveratrol ou procyanidines). Ces résultats ne peuvent donc pas être extrapolés à la consommation de vin.

Cela ne remet pourtant pas en cause le « french paradoxe » observé par d’Ancel Keys à la suite des résultats de l’étude des sept pays.(french paradoxe dont je vous parlerai la semaine prochaine)

 

Et pour mettre les choses au clair, Renaul et Al. ont montré que les effets positifs cardiovasculaires du vin rouge laissent place, au-delà de 250 ml, à une augmentation des taux de cirrhose, de pancréatites, de cancers et de troubles neurologiques, l’effet protecteur etant maximal pour une consommation journalière de 125 ml. 

 

Signalons cependant que, dans un modèle de souris, la consommation modérée de cabernet sauvignon a été corrélée à une réduction de l’incidence de la maladie d’Alzheimer, c’est déjà ça…..

 

Quelle chance, cette souris!

 

 

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition-santé, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

 

Par Nathalie boillot
Nathalie boillot
Nathalie Boillot Docteur en Pharmacie Coach en nutrition-santé, Paris nboillot.nutri@gmail.com

Santé du Monde