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L'avis d'expert sur les Fils tenseurs « V-Lift », « Ultra V-Lift », Dr Deutsch Jean-Jacques.

Les Fils tenseurs « V-Lift », « Ultra V-Lift », lisses et fins, résorbables en 2 à 6 mois (en polydioxanone)

 

Les termes « fil tenseur » et « Lift », entrainent (volontairement ? pour un effet marketing ?) une dommageable confusion avec les vrais fils tenseurs dits de suspension, qui réalisent une véritable traction sur les tissus (un « Lift » en anglais).

Ces fils lisses (fabriqués pour la plupart en Corée) ne font en effet que stimuler les fibroblastes et la synthèse de collagène, produisant ainsi progressivement un effet légèrement tenseur sur le derme, visible au bout de quelques mois.

Ces fils peuvent être placés en grand nombre et partout où la peau est fripée et légèrement relâchée (sur une peau démaquillée et désinfectée soigneusement), selon des vecteurs permettant une meilleure remise en tension. La longueur et surtout le diamètre des fils sont différents selon l’épaisseur du derme à traiter.

Le résultat, très variable, dépend de la capacité du derme à répondre à la stimulation et de son intensité de réponse. La durée du résultat est elle aussi très variable : il semble qu’il soit utile de répéter la pose des fils tous les ans, afin de conserver le résultat obtenu.

Cette technique simple, rapide, non douloureuse et non traumatique ne retend légèrement que la peau, elle ne peut pas remettre en place les tissus affaissés ou trop relâchés. Elle peut donc être utilisée chez des sujets jeunes, dès l’âge de 30 ans, sur le visage, le cou et le décolleté.

Elle peut aussi  être utilisée en complément des corrections volumétriques du visage réalisées à l’aide de « fillers » (acide hyaluronique, Radiesse…), ou en complément des Fils de suspension.

La technique comporte les mêmes contre indications que le « FML »

Les risques ne sont que des ecchymoses (5 à 10 jours avant de disparaître), voire des hématomes, en particulier sur le cou (10 à 15 jours avant disparition). Attention aux paupières, très fragiles !

On peut se remaquiller après la séance.

On peut reprendre des activités physiques et l’exposition solaire dès que l’oedème et les rougeurs ont disparu





Le « Facial Medical lift » ou FML

Expressions différentes pour le même procédé :

- Lifting facial non chirurgical

- Thread lift

- Remise en suspension par Fils tenseurs

 

Quel en est le Principe ?

 

. Ce procédé utilise des Fils résistants, comportant des sortes d’« hameçons » (qui peuvent être des crans, des barbillons, des picots, ou des cônes triangulaires) :        

ils vont être placés sous la peau à l’aide d’une aiguille, sous anesthésie locale.

. L’objectif est de retendre la peau, celle-ci étant légèrement à moyennement relâchée.

La tension ainsi créée est réalisée selon des axes naturels, semblables au lift chirurgical.

Les « hameçons » permettent de fixer durablement les tissus en bonne position.             Cela est rendu possible d’une part grâce à l’accrochage au SMAS (système musculo aponévrotique superficiel, qui lie la peau aux muscles de la mimique), d’autre part grâce à l’orientation bidirectionnel des « hameçons», permettant aux deux moitiés de chaque fil de neutraliser la tension (comme 2 équipes qui tirent une corde dans le sens contraire)

. Afin de placer les fils à la bonne profondeur et avec régularité, ils sont la plupart du temps reliés à une longue aiguille qui glisse sous la peau sans aucune douleur (les terminaisons sensitives sont dans le derme, pas sous la peau). En général, seuls les points d’entrée et de sortie de l’aiguille bénéficient d’une anesthésie locale. Certains fils sont glissés à l’intérieur d’une aiguille creuse, avant que cette dernière soit retirée.

 

A qui s’adresse le procédé « FML »?

 

- Dès qu’il y a relâchement léger ou modéré du tissu cutané.                                                                

Il peut s’agir, de haut en bas :

de remonter les sourcils, en particulier dans leur partie externe (la queue du sourcil)

de remonter les pommettes, qui ont tendance à descendre

d’estomper voire faire disparaître les plis nasogéniens (qui forment les sillons, entre plis et nez)

de remonter les commissures des lèvres ( coins de la bouche)

de faire disparaître les bajoues et de redessiner l’ovale et la ligne inférieure des mâchoires

de retendre le cou

 

- Les « bons » patients  sont relativement jeunes (de 35 à 50 ans), car les tissus sont de bonne qualité (sauf pour les gros fumeurs) et le relâchement n’est pas trop accentué. Mais la technique s’applique aussi à des sujets plus âgés dont les tissus ne sont pas trop lourds (sujets adipeux), à ceux qui ne veulent pas de lifting chirurgical, et aux sujets qui l’ont déjà subi antérieurement et qui ne veulent pas recommencer la chirurgie.                Elle peut aussi s’appliquer à certaines contre indications des Facelifts chirurgicaux, comme le tabagisme.



 

- Les avantages des Fils du FML

.Souplesse : à tout âge et à tout moment, il est possible de remettre les tissus en tension. D’autre part, on peut traiter le visage par étages successifs : 1/ supérieur 1/3 moyen, 1/3 inférieur, répartis sur plusieurs séances plus ou moins espacées.

Enfin on peut corriger facilement une insuffisance de traction ou une asymétrie en replaçant un ou deux fils complémentaires, à la demande et à tout moment.

.Facilité et confort : sous anesthésie locale, au cabinet du médecin, entre 15 et 60 minutes selon le nombre de fils posés et les difficultés rencontrées

.Stimulation du derme : les fils résorbables ont le même effet que les fils lisses en polydioxanone sur les fibroblastes et la synthèse de collagène.

.Effet « lifting » quasi immédiat, s’améliorant encore dans les semaines qui suivent

.Coût : très inférieur à la moyenne d’un lift chirurgical (7000 E), il se situe entre 800 et 3000 euros TTC selon l’importance de l’intervention.

.Suites et effets secondaires légers et très courts, permettant peu ou pas d’interruption des activités sociales.

.Durée de l’effet : en moyenne 2 ans. Elle dépend de la zone traitée, de l’état plus ou moins dégradé des tissus, du nombre de fils posés et de la technique utilisée

.Adaptabilité : des séances de pose sont prévues dans les années qui suivent

 

- La sécurité :

Grande sécurité, si sont utilisés des fils d’excellente qualité, provenant de laboratoires spécialisés, bénéficiant d’études et d’un bon recul, posés par des médecins expérimentés. A peine une demi-douzaine de firmes fabriquent des fils répondant à ces critères.

En dehors des nombreux congrès et revues spécialisées, la formation est celle délivrée par des ateliers pratiques organisés par ces laboratoires, qui délivrent ensuite une « Attestation de formation » aux participants. Il est ainsi prudent de réclamer au praticien, non seulement cette attestation, mais également un diplôme universitaire concernant la médecine esthétique, ainsi que la certitude qu’il est assuré en responsabilité civile pour ce type de technique.

D’autre part, si le praticien n’est pas soumis à la TVA pour les actes esthétiques, c’est qu’il pratique peu et qu’il en est donc exempté !

Un devis détaillé doit être préalablement fourni et signé, avec un délai de réflexion d’un minimum de 15 jours.

 

- Le Corps peut-il être traité ? Extension de la technique des Fils :

 

La peau légèrement relâchée des bras et des cuisses peut être retendue, de même que la peau fripée de l’abdomen ou le nombril affaissé.

De nombreux essais sont réalisés actuellement sur les seins et les fesses, sans qu’on soit parvenu jusqu’à ce jour à des résultats constants et durables et surtout qu’un consensus ait été obtenu sur le meilleur protocole.

 

- Quelles sont les contre indications ? 

 

Mauvaise santé générale, baisse ou trouble de l’immunité, maladies auto immunes.

Grossesse ou allaitement (par simple précaution)

La prise de médicaments anti coagulants ou d’aspirine (risque de saignement)

La présence de produits permanents sous la peau et sur le trajet des fils (silicone, Artécoll, Dermalive, métacryl…) ou des antécédents de « granulome » (réaction inflammatoire sur un corps étranger)

Les traitements qui risquent de « chauffer » les tissus en profondeur et d’altérer les fils (Thermage, Ultrasons ou Radiofréquence localisés, Lasers thermiques…)


 

A qui ne s’adresse pas ce procédé ? en dehors des contre indications :

 

Les sujets trop jeunes, avant 30 ans, obsédés par le moindre soupçon de relâchement !

Les sujets beaucoup trop anxieux, qui ont une peur bleue de souffrir, même légèrement, ou d’être raté, ou qui risquent de ne pas supporter les suites opératoires (irrégularités, plis et asymétries) et qui auront du mal à attendre le résultat final au bout de plusieurs semaines.

 Les sujets en représentation sociale permanente, qui ne peuvent supporter quelques semaines de désagrément, ou qui ne veulent pas à tout prix que leur entourage s’aperçoive de l’intervention

 Les sujets qui ont subi plusieurs face lift chirurgicaux : les tissus sont trop fibreux et manquent de la souplesse minimale pour laisser passer les fils harmonieusement.

 Les sujets qui ont la face trop lourde, épaissie par la graisse.

  Les sujets ayant la peau beaucoup trop relâchée : le nombre de fils nécessaires et le coût de l’intervention, permettent d’envisager plus raisonnablement un face lift chirurgical plus efficace et plus durable.


Les différents types de Fils de suspension ou de remise en tension (Thread Lift) :

 

Leur objectif à tous, est donc de remettre les tissus en bonne place en les tirant vers le haut et vers l’arrière, comme le ferait un lifting chirurgical : ils sont donc placés selon les directions (vecteurs) d’une traction naturelle.

 

Leur conception répond à la tendance moderne des liftings chirurgicaux, qui consiste à respecter la peau au maximum en en retirant le moins possible. On parie ainsi sur la capacité d’élasticité cutanée, permettant  à la peau de se tendre spontanément, une fois qu’elle est replacée en bonne position. En effet, il est démontré que la peau excédentaire, loin d’être inutile et bonne à couper, peut se rétracter dans une certaine mesure, à condition qu’elle soit soutenue sur toute sa longueur et qu’on lui laisse le temps de se renouveler. Cette conception n’est valable que si il n’y a pas trop d’excès cutané, ce qui exigerait malgré tout une découpe chirurgicale de la peau en excès.

Grâce à la bonne répartition tout au long du fil des points d’accroche (crans, picots, cônes), la peau est retendue sur toute la longueur de la traction et maintenue en l’état. Les plis qui persistent après l’intervention se résorbent rapidement (en 5 à 20 jours), grâce à l’élasticité cutanée.

 

Avant une séance de fils,

on conseille de préparer la peau, afin de favoriser cette  phase de reprise de l’élasticité (Mésothérapie, photothérapie, inducteurs tissulaires tels qu’« Ellansé »)  

on se garde de prendre de l’aspirine 2 semaines avant la pose.

Si on se propose de remonter les sourcils avec des fils, il est conseillé d’immobiliser préalablement le front grâce à des injections de Toxine Botulique (au mois 15 jours avant)

 

Après la pose des fils,

Les suites :

Certains recommandent l’application immédiate sur la face de packs de glace. En dehors des ecchymoses et des petites marques à l’endroit de l’introduction des aiguilles, on peut être un peu gonflé (œdème) et surtout la peau peut souvent présenter des irrégularités et des plis, surtout vers les oreilles. Tout cela disparaît entre 5 et 20 jours.

Il peut exister des tiraillements voire des douleurs (qui persistent rarement au delà de 15 jours) surtout vers les oreilles : ils disparaissent avec la prise de paracétamol.

On juge du résultat définitif en général au bout de 6 semaines.

Si ce résultat est insuffisant ou s’il persiste une asymétrie inesthétique, il est possible de compléter avec la pose de fils supplémentaires.

On peut ainsi « ajuster » la traction des fils à tout moment et au cours des années qui suivent

. Les précautions :

on doit favoriser le bon accrochage en évitant pendant une vingtaine de jours, de forcer les mimiques, de bouger trop la tête et le cou (que l’on peut parfois bander quelques jours, ou mettre une minerve), et d’effectuer des exercices physiques trop intenses.

Il est impératif d’exclure tout soin dentaire pendant 3 semaines

De même on doit éviter la chaleur (exposition solaire prolongée, sauna, hammam). Mais le soleil lui-même n’est pas interdit (sauf présence d’ecchymoses), puisqu’il n’y a pas de cicatrices.

. Les complications :

On a vu circuler sur internet des complications horribles : après enquête, elles étaient le résultat de liftings chirurgicaux que de féroces opposants faisaient passer pour des Fils !!! Attention à la désinformation !

Il n’empêche que, comme toute intervention non pratiquée avec une parfaite asepsie, des infections peuvent survenir : elles nécessitent de retirer immédiatement les fils en cause, car les antibiotiques ne peuvent pas résoudre seuls le problème (quand un corps étranger est en cause). Le praticien doit donc être irréprochable et le patient honnête en prévenant s’il prend des drogues, celles-ci abaissant les défenses immunitaires.

Les fils étant placés uniquement sous la peau, il ne doit pas y avoir de blessure d’un nerf ou d’un gros vaisseau : le praticien doit donc parfaitement connaître l’anatomie de la face.

La complication la plus gênante, est la pose trop superficielle d’un fil permanent non résorbable : on devine alors le trajet du fil par rétraction de la peau. Il est alors nécessaire de retirer le fil en cause, ce qui se fait assez facilement à l’aide d’une petite incision. Le praticien doit donc avoir une bonne expérience de ce type de fil et prendre garde à ne pas « lifter » trop fort les tissus le long d’un seul fil.

La complication la plus fréquente est l’émergence d’un bout du fil qui « pique » la peau par l’intérieur, entrainant une petite inflammation. Il faut extraire ce petit bout et le couper. Avec l’expérience, le praticien a de moins en moins ce type d’inconvénient.

Enfin, une complication qui ne devrait pas se voir (voir à « contre indications »), est l’interaction entre le fil et une substance synthétique permanente située à son contact : il se forme un « granulome », réaction inflammatoire à corps étranger avec colonisation ultérieure par des germes.

Au total la pose de fils par un médecin ou un chirurgien expérimentés, ne cause que très rarement des complications et ceux-ci sont en général facilement gérables.



 

1/ Les principaux Fils permanents (ils ne se résorbent pas)

Ils ont pour la plupart la même composition (Polypropylène) que les fils de suture chirurgicaux utilisés dans le Facelift : il sont donc « neutres » et  n’entrainent aucune stimulation tissulaire.

Leur seule action est la traction et la fixation des tissus en bonne position. Ils ne prétendent donc pas agir directement sur le vieillissement mais sur le relâchement, conséquence du vieillissement.

 

a- Fils  crantés de polypropylène :

 

. « Aptos Thread Lift » :

Les Fils dits « russes », en réalité provenant de Géorgie, la patrie de son inventeur le chirurgien plasticien Sulamanidze, ont été les premiers à être utilisés et bénéficient donc d’un excellent recul (une vingtaine d’années).

Depuis, Aptos a conçu de nombreux types de fils, s’adaptant à toutes les combinaisons possibles, parfois complexes : Aptos Excellence, Aptos Thread 2G, Aptos needle 2G, Aptos Spring… Puis il a conçu le même type de fils, mais cette fois résorbables.

Les fils, très solides, comportent des « barbillons » (sortes de dents) placés dans les deux sens opposés (bidirectionnels), ce qui empêche les fils de se déplacer. Placés sous forme de boucle, ils peuvent redonner un bon volume aux pommettes.

La plupart nécessitent l’utilisation d’aiguilles creuses afin de faire coulisser les fils.

Le fil Aptos Spring se présente comme un fil lisse spiralé et extensible : en forme de ressort, il se raccourcit spontanément une fois placé. Il est particulièrement efficace pour relever les commissures des lèvres

 

. « Happy Lift » :

Ces fils, actuellement commercialisés en France par la firme Croma, reprennent globalement les principes de certains des Fils Aptos






 

b-  « Spring Thread » (firme Surgi concept) ou Fils de suspension longs crantés

Fils spiralés en polyester, gainés d’un revêtement de silicone porteur de minuscules protubérances bidirectionnelles, ou « picots » (Elastic wire with cogs)

 

Ces caractéristiques ainsi que leur longueur, permettent de les placer aussi bien en pose libre, chaque fil étant libre et indépendant, qu’en pose complexe visant à pérenniser les résultats.

Dans ce dernier cas, les fils peuvent aussi être accrochés jusqu’au sommet du crâne, grâce à l’ajout de fils lisses qui se nouent sous la peau.

En théorie, il est possible si nécessaire, d’aller resserrer le nœud au bout de quelques années, afin de corriger l’évolution des tissus au cours du temps. Cependant ce resserrement ne permet pas de corriger certaines modifications de la face qui se produisent au cours du temps.

Ces poses complexes sont clairement une tentative de se passer de la chirurgie et sont donc très attaquées. Peu de praticiens les pratiquent. L’intervention est plus longue et plus couteuse que la pose habituelle de fils. Mais la durée de l’effet est en général plus longue qu’avec l’utilisation de fils résorbables.

Les complications publiées sont faibles en fréquence et en gravité. Il est parfois nécessaire de retirer un fil trop visible car trop superficiel, trop tracté, trop douloureux,  inflammatoire, ou exceptionnellement infecté


 

c- Fil mixte : « Silhouette Lift »

Le fil permanent en polypropylène comporte des crans (sous forme de cônes) qui sont résorbables. Ces cônes sont en acide polylactique et sont bloqués par des nœuds, ils sont monodirectionnels.

Ces fils, afin de ne pas bouger, doivent être fixés en profondeur sur l’aponévrose temporale au bloc opératoire. Il y a donc incision profonde au niveau des tempes : cette technique est considérée comme chirurgicale.

La complication principale est la déchirure de l’aponévrose temporale, annulant le résultat.






 

2/ Les principaux FIls résorbables :

Ils visent 2 actions complémentaires :

-La remise en tension immédiate des tissus et leur traction, voire leur suspension.

Mais la résorption se produisant entre 10 et 18 mois suivant le type de fil, ce ne peut être le fil lui-même qui maintient ensuite la traction

-La stimulation intense est provoquée par la composition du fil (acide polylactique, coprolactone…), surtout au niveau des « hameçons ». Elle entraine une fibrose, sorte de nouveau tissu plus rigide, qui maintient les tissus en place et remplace ainsi « naturellement » les fils eux-mêmes qui se sont résorbés.

C’est pourquoi les résultats obtenus sont donnés pour durer de 1 à 3 ans selon les cas.

Mais la répétition des séances de pose tous les 2 ans environ, permet non seulement de maintenir les résultats, mais aussi de les améliorer progressivement.

-Cela permet également de s’adapter sans cesse à l’évolution naturelle des tissus de la face et du cou.

La pose se fait sous anesthésie locale, comme pour les fils permanents.


 

« Aptos » et sa gamme de fils résorbables, Light et excellence

Aptos Light lift Excellence Visage (qui ne présente qu’un point d’entrée et aucun point de sortie), ou Elégance visage, Light Lift Thead 2G, Light lift needle 2G, Light Lift Sring,

Ces fils sont en général faciles à poser et donnent d’excellents résultats. Le recul sur leur utilisation en fait les fils de référence.

 

« Happy Lift Theads » (Firme Croma) copie des Aptos

 

« Silhouette Soft » (Firme Sinclair)

 

Ces fils « made in USA » sont les derniers nés des fils résorbables (les seuls à être agréés FDA). Ils sont composés en polylactic acid, et comportent des cônes bidirectionnels en lactide glicolide. Chaque cône peut légèrement coulisser entre deux nœuds, ce qui procure une certaine élasticité au fil lorsqu’il est inséré dans les tissus.

Il existe pour l’instant 3 sortes de fils, selon qu’ils portent 8, 12 ou 16 cônes.

Le fil est « serti », c’est à dire attaché à une aiguille longue, très fine et souple.

L’insertion est régulière, strictement sous cutanée et quasi indolore.

Seuls les points d’entée et de sortie sont anesthésiés.

Des poses complexes peuvent être envisagées, en V ou en U afin de traiter tous les aspects du relâchement et de la ptose des tissus.

Je viens personnellement de mettre au point un procédé simple et rapide de fixation, la « Cross Intersection Technique », ou « CIT », qui empêche tout déplacement ultérieur intempestif des fils.

Aucune complication notable n’a jusqu’à ce jour été rapportée si la procédure est parfaitement respectée. Seules quelques inflammations aux points de sortie sont à présent évitées en retranchant les cônes en excès.

Dans certains cas (mais pas avec la « CIT »), les suites immédiates sont marquées par une succession de plis et d’irrégularités qui peuvent inquiéter : tout rentre heureusement rapidement dans l’ordre en 5 à 10 jours.


 

En Conclusion :

 

L’utilisation des fils de traction, voire de suspension, qui était il y a une douzaine d’années un procédé expérimental et décrié, tant par ses résultats que par ses complications éventuelles (mis dans des mains inexpérimentées ou inaptes), est devenue un procédé incontournable pour le relâchement cutané léger et modéré. Médecins et chirurgiens se rassemblent régulièrement pour confronter leur expérience et leurs résultats, afin d’améliorer sans cesse les protocoles. Les firmes rivalisent dans l’innovation de nouveaux fils de plus en plus performants.

 

Quant à l’utilisation des fils lisses de stimulation, venue de Corée où elle fait fureur, elle prend peu à peu son essor en Europe, grâce à sa facilité d’utilisation et son aspect indolore, en stimulant de façon prolongée le derme afin de lui rendre sa tension et son élasticité.

 

Dr Deutsch Jean-Jacques



 

Santé du Monde