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Faire du sport après un infarctus permet de diviser par 2 le risque de récidiver dans les 4 ans à venir

Infarctus : l'activité physique divise par 2 le risque de récidiver dans les 4 ans

 

Faire du sport après un infarctus permet de diviser par 2 le risque de récidiver dans les 4 ans à venir, d'après une étude sur plus de 22.000 patients présentée à un congrès de la Société Européenne de Cardiologie.

Après un infarctus, faire du sport permet de diviser le risque de récidive dans les quatre ans par deux, d'après une étude présentée jeudi 19 avril 2018 lors d'un congrès de la Société européenne de cardiologie sur la prévention cardiovasculaire à Ljubljana. "Il est bien connu que les personnes physiquement actives ont moins de risques d'avoir une attaque cardiaque et plus de chances de vivre longtemps", a rappelé le professeur de médecine de l'École des sciences du sport et de la santé de Stockholm Örjan Ekblom, cité dans un communiqué de la Société européenne de cardiologie. "Cependant, nous ne connaissions pas l'incidence de l'exercice physique sur les gens après une attaque cardiaque", a-t-il ajouté.

De -37% à -59% de risque de récidive dans les 4 ans par rapport aux inactifs

 

L'étude portait sur plus de 22.000 Suédois, âgés de 18 à 74 ans, dans les années qui ont suivi un infarctus survenu entre 2005 et 2013. Ils devaient signaler leur niveau d'activité physique de minimum 30 minutes par semaine, 6 à 10 semaines et 12 mois après la crise cardiaque, la différence entre les réponses étant considérée comme un changement dans l'activité physique au cours de l'année suivant la crise cardiaque. Les patients ont été catégorisés comme étant constamment inactifs, avec une activité réduite, une activité accrue ou constamment actifs. Comparativement aux patients qui étaient constamment inactifs, le risque de décès était inférieur de 37% pour les patients en activité réduite, 51% en cas d'activité accrue, et 59% chez les patients constamment actifs. "Faire de l'exercice physique deux fois ou plus par semaine devrait être automatiquement recommandé aux patients qui ont souffert d'une attaque cardiaque, de la même façon qu'ils reçoivent des conseils pour arrêter de fumer, améliorer le régime alimentaire et réduire le stress", a estimé M. Ekblom.

QUEL EXERCICE ? L'étude n'ayant pas examiné la nature de l'exercice physique pratiqué par les patient, il reste cependant, selon lui, à définir le "type d'activité physique" à recommander : "les patients doivent-ils faire des exercices de résistance, d'entraînement aérobic ou une combinaison, par exemple ? La marche est-elle suffisante ou les patients ont-ils besoin d'un exercice plus vigoureux qui les rend essoufflés ? Répondre à ces questions nous aidera à donner des conseils plus précis", estime-t-il.

Santé du Monde