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Les sportives ont besoin d'un gynécologue qui les connaisse

Sportive : quelle contraception choisir ?


La médecine actuelle n'est pas avare de spécialisations. Aucune trace pourtant, d'une « gynécologie sportive ». Dommage !

 

Les sportives ont besoin d'un gynécologue qui les connaisse
La femme n'est pas une athlète comme les autres
Des pilules anabolisantes ?

Les sportives ont besoin d'un gynécologue qui les connaisse

Un gynécologue du sport permettrait de mieux tenir compte des fluctuations hormonales en cours de cycle, et de leur influence sur la pratique sportive.

Le choix d'une contraception doit également tenir compte de l'activité physique.

Ainsi, la plupart des athlètes optent pour la pilule plutôt que le stérilet, pour plusieurs raisons :

Le risque d'anémie induit par le stérilet

Avec un stérilet classique, les règles sont en effet plus abondantes et l'on perd plus de fer.

Or, chez la sportive, le problème de carence en fer se pose avec acuité, surtout dans les disciplines, comme la course à pied, qui entraînent des micro traumatismes et des micro hémorragies à répétition.

Une perte accrue de sang lors des menstrues accélère ce processus néfaste.

Le risque de blessure dû au stérilet

Le stérilet risque de bouger dans l'utérus de l'athlète et cesserait alors d'être efficace.

En cas de choc, il pourrait aussi blesser l'utérus, ce qui compromettrait les chances de procréation.

La femme n'est pas une athlète comme les autres

La pilule quant à elle possède un avantage majeur, celui d'atténuer fortement les effets du syndrome prémenstruel.

Entre l'ovulation et l'apparition des règles, le corps est imbibé de progestérone. Les seins gonflent, la femme se sent plus nerveuse. La tension artérielle et les pulsations cardiaques de repos augmentent aussi, ce qui constitue un climat plutôt défavorable à la performance.

Par ailleurs, l'utilisation de la pilule en continu permet d'éviter les règles, ce qui présente des avantages pratiques en cas de compétition.

Cela n'a pas de conséquences sur la santé. Certaines pilules sont spécifiquement formulées pour être prises "en continu", mais même si ce n'est pas le cas, il suffit d'éviter les sept jours d'interruption entre deux plaquettes pour arriver au même résultat.

Des pilules anabolisantes ?

Pour la sportive, l'idéal serait de rencontrer un médecin qui soit également au courant des règlements antidopage. En effet, si aucun contraceptif n'est aujourd'hui sur la liste des produits dopants, ça n'a pas toujours été le cas.

Autrefois, le progestatif de synthèse présent dans les pilules biphasées était fort proche de la testostérone. Dans la seconde phase du cycle, un entraînement axé essentiellement sur la musculation visait à tirer parti de cet effet anabolisant. L'ancienne RDA a usé et abusé de ce subterfuge.

La pilule Jasmine R contient un diurétique, ce qui, signalons-le, peut entraîner une réaction positive au contrôle antidopage. Elle a donc été interdite aux sportives pendant un temps, bien qu'elle soit aujourd'hui tout à fait admise, son effet étant très limité.

 

Santé du Monde