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Cent mille milliards, c’est le nombre de bactéries qui compose notre flore intestinale.

Cent mille milliards, c’est le nombre de bactéries qui compose notre flore intestinale.

C’est 10 fois plus que de cellules dans notre corps.

 

A la naissance, notre tube digestif est stérile. Notre flore se développe en fonction de divers facteurs parmi lesquels le mode d’accouchement, l’environnement bactériologique à la naissance, le mode d’alimentation (allaitement ou biberons).

 

Lorsque notre flore (ou microbiote) est en bonne santé, on parle d’eubiose, lorsqu’elle est déséquilibrée, de dysbiose intestinale.

Quels sont les 2 facteurs importants influençant son équilibre ?

 

Le premier est l’alimentation. En effet, c’est dans notre alimentation que notre flore trouve sa sienne.

La flore en santé sera favorisée, entre autres, par la consommation de légumes, de gras de bonne qualité, un juste équilibre entre les protéines animales et végétales. La malbouffe, elle, permettant les dysbioses.

Je rappelle les grandes lignes de la malbouffe : l’excès de sucres industriels , de soda, de charcuteries, de protéines animales, de graisses saturées, d’oméga 6, de céréales raffinées, et le manque de légumes de toutes sortes (verts, légumineuses et racines), de gras de bonne qualité et en particulier d’oméga 3.

La deuxième grande cause de dysbiose est le stress que nous vivons chaque jour.

En effet, le cortisol, la grande hormone en excès lors d’un stress chronique, a un impact défavorable à long terme sur l’écosystème intestinal.

Ceci est d’autant plus problématique que la dysbiose, elle-même engendrée par le stress, augmente la sensibilité du cerveau aux agents stressants.

Ceci ressemble fort à un cercle vicieux.

 

Pourquoi est-il important d’avoir une flore équilibrée, quelle est son implication dans notre santé ?

Elle joue tout d’abord un rôle important pour des réponses immunitaires adaptées, et une barrière intestinale de qualité.

Or, nous savons que l’altération de cette barrière est impliquée dans de nombreuses pathologies.

On suppose aussi qu’elle entre en jeu dans le développement de l’obésité, et influence le développement d’allergies.

On constate une dysbiose dans les maladies du foie, au cours du syndrome de l’intestin irritable, de la maladie cœliaque, de la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

 

Nous savons aujourd’hui que le microbiote participe au dialogue entre intestin et cerveau.

Il module la perception de l’hypersensibilité au niveau de l‘intestin, en cas de dysbiose, il informe le système nerveux central de la réaction douloureuse mais augmente la perception de cette douleur.

Il participe à la régulation des émotions. Quelques études suggèrent même son implication dans certains troubles anxieux voire dépressifs

 

Le microbiote a un rôle métabolique important, il finit la digestion de fibres, module l’absorption de minéraux, permet la synthèse de vitamines…

 

Enfin, il est aussi une barrière essentielle contre les micro-organismes « non désirables », un peu comme une armée qui vous protègerait des envahisseurs.

 

Voici quelques exemples non exhaustifs de l’importance du microbiote pour le bon fonctionnement de notre corps.

Exemples dont le seul objectif étaient de vous convaincre de la nécessité d’en prendre soin.

 

Et, vous l’avez compris, sa santé passant par son assiette, donc par la vôtre …..  à vos casseroles… !!!

 

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition-santé, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

 

Par Nathalie boillot
Nathalie boillot
Nathalie Boillot Docteur en Pharmacie Coach en nutrition-santé, Paris nboillot.nutri@gmail.com

Santé du Monde