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Focus sur un aspect de l’évolution de notre environnement nutritionnel.

Focus sur un aspect de l’évolution de notre environnement nutritionnel.

 

C’est au sein d’une offre alimentaire traditionnelle voire antique, en phase avec son génome, que l’espèce humaine a pu se développer.

 

L’homme apparait sur terre vers – 200 000 ans. Pendant la révolution néolithique, vers - 8 000 ans, il passe d’un statut de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur-éleveur.

 

Avec l’agriculture et élevage les habitudes alimentaires évoluent, mais c’est véritablement l’ère industrielle qui métamorphose les repas.

Malheureusement, nous ne sommes pas très différents de nos lointains ancêtres, et, sur les 20 000 gènes de l’espèce humaine, seuls 0,13% de nos gènes différent de ceux de l’homme de Neandertal …..(espèce éteinte depuis environ 35 000 ans).

 

Sachant qu’il existe environ 0,1% de différence entre 2 génomes humains, je crois que nous pouvons affirmer que notre génome a très peu évolué.

 

Regardons de plus près quelques aspects des habitudes alimentaires qui ont permis l’évolution de l’Homme.

 

Au paléolithique, l’alimentation du chasseur-cueilleur est essentiellement composée de grains, feuilles, racines, fruits, brefs, des végétaux … avant d’être de la viande.

Grâce aux traces trouvées dans les foyers, on a pu estimer quelques apports.

Environ 100 gr de fibre par jour (l’homme moderne en consomme moins de 20 gr), pour cela il fallait manger environ 1 kg de végétaux.

 

L’apport de protéines était élevé mais les protéines consommées étaient essentiellement végétales. En effet, l’homme mangeait de la viande lorsqu’il avait pu tuer un gibier ou un bison, ce qui était loin d’être quotidien.

 

On estime la consommation des lipides variables en fonction des territoires.

Je finirai sur l’évolution de la consommation de sucres. On a arrêté de manger des sucres complexes (racines, végétaux, grains, graines) pour manger des céréales voire des sucreries et nous sommes passés de 600 g de sucre par personne et par an en 1780 à 60 kg actuellement.

 

Ces quelques remarques suffisent à confirmer qu’on est bien loin aujourd’hui de l’environnement qui nous a permis de nous développer sur Terre et l’on pourrait légitimement se demander, pour ne citer que cet exemple, comment notre génétique qui a toujours régulé 1 kg de sucre par an peut gérer les 50 kilos consommés aujourd’hui.

 

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition-santé, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

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