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Le cholestérol, ami ou ennemi ?

Le cholestérol, ami ou ennemi ?

 

Le cholestérol est aujourd’hui considéré comme un ennemi. A la simple évocation de son nom, la guerre est déclarée. Il faut d’ailleurs lire plusieurs pages d’articles sur google pour en trouver un évoquant sa nécessité physiologique.

Il est pourtant indispensable au bon fonctionnement du corps humain, en particulier du cerveau.

 

Le cholestérol joue un rôle dans la plasticité des membranes de toutes nos cellules, trop de cholestérol, elles sont trop rigides, trop peu, elles sont trop fluides, dans un cas comme dans l’autre, rien ne va plus.

Le cholestérol est aussi la « matière première » nécessaire à la synthèse de nos hormones stéroïdes (cortisol, hormones sexuelles entre autres) de la vitamine D dont les multiples fonctions (immunité, prévention de certains cancers, solidité des os …) ne sont plus à démontrer et du coenzymes Q10 au rôle majeur dans la production de l’énergie musculaire et en tant qu’antioxydant.

Le cholestérol est si important pour le cerveau que sa fabrication a lieu in situ, le cerveau étant, en effet, l’organe le plus riche en cholestérol.

Il entre dans la composition des gaines entourant les cellules nerveuses, gaines indispensables à une bonne transmission des signaux, il participe aussi à la bonne communication entre les neurones.

Cependant, des découvertes récentes ont montré une accumulation de cholestérol dans le cerveau des malades atteints de la maladie d’Alzheimer. Alors, le cholestérol, ami ou ennemi ?

Pour s’en faire une idée, il faut se rappeler que le cerveau fabrique lui-même le cholestérol dont il a besoin, en effet, cette molécule ne peut traverser la barrière hémato-encéphalique (véritable filtre qui entoure notre système nerveux central).

L’accumulation de cholestérol cérébral n’est donc pas liée à une cholestérolémie (valeur du cholestérol dans le sang) excessive mais on sait qu’elle vient d’un défaut d’élimination de ce cholestérol cérébral. Il doit en effet être transformé pour être éliminé, et c’est lors de cette étape que le bât blesse.

Notion importante à connaitre pour éviter le raccourci : hypercholestérolémie = maladie d’Alzheimer.

Pour finir et permettre un regard encore plus indulgent sur cette molécule bannie, rappelons que les taux de suicides sont plus élevés chez les personnes âgées aux valeurs de cholestérol trop basses.

 

Une preuve de plus que, dans la vie, rien n’est ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir.

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition-santé, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

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