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Même consommé en faible quantité, l'alcool augmenterait le risque de cancers et favoriserait le cancer du sein.

L'alcool, facteur de risque de cancer du sein

 

Même consommé en faible quantité, l'alcool augmenterait le risque de cancers et favoriserait le cancer du sein.

L'alcool est le second facteur de risque évitable de cancers après le tabac. Il serait responsable de 8 081 nouveaux cas de cancers du sein par an, selon le nouveau rapport de l'Institut national du cancer (INCa). Le cancer du sein reste le cancer le plus meurtrier chez la femme, avec 11 900 décès estimés pour 2017 en France.

Les Français refusent de voir les effets nocifs de l'alcool sur la santé et sur la survenue des cancers. Ils le pensent néfaste pour la santé au-delà de 3,4 verres par jour en moyenne. Pourtant, l'alcool est responsable de 8 081 nouveaux cas de cancers du sein par an, de 6 654 cas, de cancer colorectal, de 5 675 cas de cancer de la cavité buccale et du pharynx, de (4.355 cas de cancer du foie, de (1 807 cas de cancer de l'oesophage et 1 284 cas de cancer du larynx.

"Les études scientifiques montrent une augmentation du risque de cancer dès la consommation moyenne d'un verre par jour", explique l'INCa. Et si l'augmentation du risque va de pair avec la quantité consommée, "toute consommation régulière d'alcool, même faible, est à risque". Le "risque absolu de mortalité" due à l'alcool augmente "plus rapidement chez les femmes que chez les hommes", rappelle l'Institut.

Des recherches publiées dans la revue médicale Addiction expliquaient qu'une baisse de 10% de la consommation d'alcool en France aurait empêché plus de 2 000 nouveaux cas de cancers en 2015. Année, où près de 28 000 nouveaux cas lui étaient attribuables, soit 8% des nouveaux cas toutes localisations confondues.

LA CONSOMMATION D'ALCOOL EN FRANCE BAISSE MAIS RESTE TRÈS ÉLEVÉE

Si depuis les années 1960, la consommation d'alcool en France baisse de manière régulière, elle demeure cependant l'une des plus élevées d'Europe et dans le monde.

En 2017, un groupe d'experts sollicités par les pouvoirs publics ont établi un repère pour les femmes et les hommes. Il est de 10 verres par semaine, soit environ 14 g par jour d'alcool, avec des jours sans consommation.

"Une mobilisation collective de l'ensemble des acteurs de la société civile (patients, professionnels de santé, chercheurs, journalistes) devra être mise en place pour participer à l'effort de politique de prévention, fondée sur la pédagogie et sur la base de données scientifiques validées afin de pallier une médiatisation approximative du risque alcool », conclut le rapport.

Santé du Monde