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Après près de cinq ans d'enquête, le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l'enquête sur les effets secondaires des pilules de 3e et 4e génération.

LE PARQUET CLASSE SANS SUITE L'ENQUÊTE SUR LES PILULES DE 3E ET 4E GÉNÉRATIONS

 

Après près de cinq ans d'enquête, le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l'enquête sur les effets secondaires des pilules de 3e et 4e génération. Cette décision ne satisfait pas les victimes.

Après 4 ans et demi d'une attente très longue, les quelques 130 plaignantes ont obtenu l'avis du parquet de Paris. Il ne répond pas du tout à leurs attentes.

Les séquelles des pilules de 3e et 4e générations remises en doute

Le parquet de Paris a tranché. Il a décidé de classer sans suite son enquête ouverte en 2012 sur les pilules contraceptives de 3e et 4e générations. En question : les effets secondaires et graves séquelles suspectées de ce contraceptif.

 

Dans un document, le parquet précise qu'il n'y a "pas de lien de causalité certain" entre ces pilules et les conséquences parfois très graves ressenties par les plaignantes. L'affaire des pilules de 3e et 4e générations a éclaté à l'hiver 2012, suite aux plaintes de plusieurs jeunes femmes.

La haute autorité de santé (HAS) avait demandé à la sécurité sociale de stopper le remboursement des pilules : Jasmine, Monéva, Varnoline, Méliane, Mélodia, Carlin et Effiprev. Moins dosées en hormones, elles multiplient cependant considérablement le risque de développer des caillots dans le sang, des thromboses. 

Les dangers des pilules de 3e et 4e générations

La prise de ce médicament contraceptif aurait entraîné chez certaines patientes des embolies pulmonaires, et des accidents vasculaires cérébraux ou cardiovasculaires. 

Au total, 129 femmes ont porté plainte contre 29 marques de pilules, les huit laboratoires qui les fabriquent et l'Agence nationale de sécurité du médicament. L’enquête a été menée par l’Oclaesp, spécialistes en santé et en environnement. Et elle a donc conclu en faveur des laboratoires.

Cette décision a choqué les plaignantes et leurs familles. Une grande majorité d'entre elles a décidé de se constituer partie civile pour qu'un juge d'instruction soit officiellement désigné. Elles veulent porter plainte pour "atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine".

Santé du Monde