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DÉPISTAGES : A partir de 20 ans: on repère les facteurs de risque

QUELS DÉPISTAGES, À QUEL ÂGE?

 

A l’heure du dépistage, l’idée n’est pas de passer sous un scanner des pieds à la tête chaque année. L’enjeu: faire «juste» ce qu’il faut quand il faut en tenant compte de ses antécédents et en restant à l’écoute de son corps. Le point avec le Pr Jacques Cornuz, directeur de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne.

A partir de 20 ans: on repère les facteurs de risque

Mesure de la pression artérielle. Deux mesures successives (espacées d’au moins une semaine) à plus de 140/90 mm Hg orientent vers le diagnostic d’une hypertension artérielle. Si on la traque, c’est parce qu’elle augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.

Frottis du col de l’utérus. L’objectif: repérer les anomalies liées aux prémices ou à la présence d’un cancer du col de l’utérus. Recommandé chez les femmes tous les trois ans environ (à condition que les deux à trois précédents aient été négatifs; plus fréquemment dans le cas contraire).

Focus sur les comportements délétères: sédentarité, tabagisme, consommation excessive d’alcool, surpoids, addictions.

Vaccins à jour? Une nouveauté: rappel de la diphtérie et du tétanos tous les 20 ans (et plus tous les 10 ans).

Entre 35 et 50 ans: on explore les excès dans le sang

Taux de cholestérol et de triglycérides favorisant les maladies cardio-vasculaires. Prise de sang dès 35 ans chez les hommes, vers 45 ans chez les femmes. Si les taux sont dans les normes, un contrôle tous les trois à cinq ans suffit.

Taux de sucre dans le sang pour rechercher les signes d’un diabète. Envisager un dosage à partir de 40 ans, en particulier en cas de surcharge pondérale, d’hypertension artérielle ou de tabagisme, trois facteurs accentuant les risques de diabète.

A partir de 50 ans: on investigue dans le corps

Important: un entretien avec son médecin est nécessaire avant tout dépistage pour en cerner les avantages et les inconvénients spécifiques.

Dépistage du cancer colorectal. Il se fait au choix via une coloscopie ou la recherche de sang dans les selles. Deux avantages pour le premier: suppression immédiate des polypes potentiellement cancéreux et, si tout est normal, renouvellement tous les dix ans seulement. La seconde option est à réitérer tous les deux ans.

Dépistage du cancer du sein. La mammographie est conseillée aux femmes entre 50 et 70 ans (dès 40 ans en cas d’antécédents familiaux), à raison d’un examen tous les deux ans.

Dépistage du cancer de la prostate. Les investigations portent, via une prise de sang, sur le dosage du PSA (ou «Antigène spécifique de la prostate»), une protéine dont le taux augmente en cas de tumeur. Concerne les hommes entre 50 et 70 ans.

Dépistage d’ostéoporose. Densitométrie à envisager chez les femmes vers 65 ans ou avant en cas de contexte délétère pour les os: sédentarité, maigreur, tabagisme, consommation excessive d’alcool, ménopause précoce.

Dépistage d’anévrisme de l’aorte abdominale. Préconisé chez les hommes fumeurs ou anciens fumeurs entre 65 et 75 ans. Une échographie permet de repérer un élargissement de l’aorte abdominale, prémices d’une rupture d’anévrisme potentiellement fatale.

Santé du Monde