En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies, utilisés pour des besoins de statistiques et d'affichage. Fermer

Le déni de grossesse peut toucher toutes les femmes

5 CHOSES À SAVOIR SUR LE DÉNI DE GROSSESSE

 

Le déni de grossesse touche plusieurs centaines de femmes par an en France. Ce mécanisme de défense psychique ordonne au corps tout entier de se comporter comme si le bébé n’était pas là. Une femme victime d’un déni n’aura aucun des symptômes de la grossesse. Certaines apprennent même qu’elles sont enceintes uniquement le jour de l’accouchement. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le déni de grossesse.

Selon l’Association pour la reconnaissance du déni de grossesse, le déni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être.

Ce mécanisme de défense psychique vise à protéger la femme d’une réalité qu’elle n’est pas prête à accepter. C’est le cerveau qui ordonne au corps tout entier de se comporter comme si de rien n’était.

Il existe deux formes de déni de grossesse

Le déni total, lorsque la femme apprend qu’elle est enceinte au moment de l'accouchement. Et le déni partiel, lorsqu’elle se rend compte avant le terme par elle-même ou par l’intermédiaire d’un médecin qu’elle attend un bébé.

La nouvelle est une surprise totale, car bien souvent, les jeunes femmes continuent à utiliser des moyens de contraceptions et n’ont pas les symptômes habituels de la grossesse (nausée, ventre qui grossit, prise de poids).

En revanche, un déni de grossesse n’est pas une grossesse cachée. Dans cette situation, la femme est consciente d’être enceinte, mais elle prend toutes les précautions pour le dissimuler à son entourage.

Le déni de grossesse n'est pas une grossesse cachée

Le déni de grossesse touche des milliers de femmes par an

Selon une étude de l’Association pour la santé de l’enfant dans son parcours de vie (AFPSSU), le déni de grossesse touche en France 1500 à 3000 femmes par an. Parmi elles, 320 accouchent sans savoir qu’elles étaient enceintes.

L'Association  pour la reconnaissance du déni de grossesse se bat pour une reconnaissance juridique de ce mal-être qui n'est pas considéré comme une maladie.

 A ce jour, en cas de déni total et de conséquences dramatiques sur l'enfant, c'est aux magistrats d'apprécier au cas par cas la responsabilité de la mère et son possible manque de discernement en raison ou non d'un véritable trouble.

Les symptômes de la grossesse sont invisibles

Le retard des règles est souvent le premier signe que l’on est enceinte. Pas dans le déni de grossesse. Les règles peuvent persister jusqu’au terme. Selon l’AFPSSU, dans 10 cas de déni de grossesse, 6 femmes ont continué à avoir leurs règles.

De plus, leur ventre ne grossit pas. L’utérus s’étire en hauteur, au lieu de pousser le ventre en avant.

Ainsi, le bébé se développe sans prendre de place. On ne perçoit sa présence ni de l’extérieur, ni de l’intérieur.

Ses mouvements ne sont pas interprétés comme tels, mais sont pris pour des ballonnements ou des douleurs à l’estomac.

La prise de poids est très faible, entre 4 et 5 kilos. Elle est souvent assimilée à des écarts dans le régime alimentaire.

Les autres symptômes de la grossesse comme la fatigue, les maux de ventre ou de dos ne se manifestent pas non plus. La femme en déni de grossesse poursuit sa vie comme si de rien n’était.

Le bébé grandit sans se faire remarquer

Le déni de grossesse peut toucher toutes les femmes

Aucune étude n’a pu déterminer un portrait type des femmes victimes d’un déni de grossesse. Toutes les femmes, jeunes, moins jeunes, issues d’un milieu social aisé ou défavorisé peuvent être touchées.

Cependant, plusieurs facteurs augmentent le risque :

- Une stérilité supposée

- Un contexte familial difficile (abus sexuel ou psychologique)

- Des grossesses rapprochées

- Une grossesse résultant d’une agression sexuelle

Le déni de grossesse ne disparaît pas toujours au moment de l’accouchement

Après l’accouchement, le lien entre la mère et l’enfant peut avoir du mal à se créer. En effet, durant une grossesse dite normale, la future maman a 9 mois pour se préparer à son rôle et pour lier un premier contact avec le bébé.

Dans le cas d’un déni de grossesse, l’annonce de la présence du fœtus est un véritable traumatisme. 

La mère entre dans une phase de déconcertation intense, sa réalité n’est plus la réalité. Elle culpabilise aussi de ne rien avoir remarqué.

Santé du Monde