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JE SUIS HYPERTENDU, QUE FAIRE?

JE SUIS HYPERTENDU, QUE FAIRE?


Cette maladie silencieuse touche un quart des Suisses. Hygiène de vie et médicaments permettent de la gérer.

Sournoise, l’hypertension artérielle ne provoque aucun symptôme. Jusqu’à ce que des complications, parfois dramatiques, surviennent. «Elle est pourtant, avec le tabagisme et le manque d’eau potable, l’un des premiers facteurs de mortalité dans le monde. Cette petite bombe affecte 26% de la population suisse, et près de 70% à 65 ans», prévient Antoinette Pechère-Bertschi, responsable du Centre d’hypertension des HUG.

Quand prendre ma tension?

Si vous êtes en bonne santé, mesurez-la quand l’occasion se présente (médecin ou pharmacie), mais au minimum une fois par an. En cas de valeurs élevées, répétez les mesures, à des moments différents sur quelques semaines, et consultez votre médecin. Pour poser son diagnostic, ce dernier pourra vous prêter un tensiomètre qui mesurera votre pression toutes les 30 minutes durant 24 heures.

Quand m’en inquiéter?

Surpoids, tabagisme, hypercholestérolémie et diabète sont des facteurs aggravants. D’autant plus si on est de sexe masculin ou en cas d’antécédents familiaux précoces.

Quels sont mes risques?

Non traitée, elle augmente les risques d’atteintes vasculaires cérébrales, d’insuffisance cardiaque, d’infarctus du myocarde, mais aussi –on le sait moins– d’atteintes aux reins, aux yeux, et de démence. Plus la tension est élevée, plus les dangers sont grands, d’où l’importance de normaliser la situation.

Dois-je modifier mon quotidien?

Chez le patient ne présentant que deux facteurs de risque, on préconise d’abord d’adopter, selon le cas, une alimentation équilibrée (pauvre en sel, en graisses animales et en sucres rapides; riche en potassium, soit riche en fruits et légumes), une perte de poids, la reprise d’une activité physique régulière (5 fois 30 minutes par semaine), l’arrêt du tabac, de l’alcool modérément (pas plus de 1,5 dl par jour pour les femmes et de 3 dl pour les hommes), gestion du stress (relaxation, tai-chi, méditation, etc.).

Un traitement est-il impératif?

Si l’hypertension persiste au bout de six mois, des médicaments y seront associés. Pour le patient présentant plus de deux facteurs de risque, si la pression est très élevée, et en cas d’atteintes d’organes (problèmes cardiaques, cérébraux, rénaux) ou d’antécédents d’infarctus ou d’AVC, un traitement plus agressif sera immédiatement proposé. Les antihypertenseurs peuvent être une vraie assurance vie. Il en existe six classes, qui ont fait leur preuve sur des décennies et des millions de patients. Il y a des effets secondaires, mais la palette thérapeutique est large, et les traitements s’adaptent à chacun.

Question de valeurs

On parle d’hypertension lorsque les valeurs tensionnelles en milieu médical sont égales ou supérieures à 140/90. Le premier chiffre correspond à la pression systolique (le sang est éjecté dans les artères). Le second à la pression diastolique (les cavités cardiaques se remplissent de sang). A domicile, le seuil est plus bas (≤135/85). La pression artérielle peut fluctuer grandement et rapidement lors d’un effort ou d’un stress. Assurez-vous de la mesurer dans de bonnes conditions.

Santé du Monde