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LES RAGOTS : UNE HABITUDE SOCIALE DE COMPÉTITION

Rumeurs : au cœur de la compétition intrasexuelle ?

 

Il existerait un lien entre compétition intrasexuelle et échange de potins.

Papoter, émettre des rumeurs serait une faculté sociale qui permettrait de se positionner dans la compétition intrasexuelle, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Evolutionary Psychological Science.

Les chercheurs de l'Université d'Ottawa au Canada ont mené une étude avec 290 étudiants hétérosexuels canadiens âgés de 17 à 30 ans qui ont rempli trois questionnaires. Les scientifiques ont mesuré la compétitivité des participants vis-à-vis des membres du même sexe, notamment en ce qui concerne la séduction.

 

D'autres questionnaires ont permis de mesurer la tendance et la probabilité que les participants aient émis des ragots sur les autres, la valeur sociale perçue de ces rumeurs et l'opportunité de papoter dans le dos des gens.

Les conclusions de l'étude ont montré que les individus qui avaient le plus l'esprit de compétition étaient plus enclins à émettre des ragots et à trouver cette attitude acceptable.

LES RAGOTS : UNE HABITUDE SOCIALE DE COMPÉTITION

Les scientifiques ont aussi observé que les femmes étaient plus attirées par les rumeurs que les hommes et qu'elles prenaient plus de satisfaction à les partager. Pour elles, cette habitude avait un caractère plus social, leur permettant de se procurer le plus d'informations possibles sur des concurrentes potentielles.

Dans le détail, cette étude a mis en avant que les femmes aimaient parler du physique des autres personnes et partager des informations à caractère social. Les hommes s'intéressent plus aux succès de leurs concurrents.

"Nos résultats montrent que les potins sont intimement liés à la concurrence sexuelle et pas uniquement le produit d'un stéréotype de genre féminin pouvant être perçu comme péjoratif", déclare le professeur Davis, qui pense que les thérapeutes et le public en général devrait revoir sa perception des cancans. "C'est un talent social essentiel aux relations interpersonnelles, plutôt qu'un défaut de caractère."

Les résultats de cette étude confirment les conclusions d'une recherche de l'université d'Oxford au Royaume-Uni publiée en juin 2015 qui révélaient que « transmettre des potins permet d'envoyer un message et tisser un réseau avec des personnes en lesquelles nous faisons confiance ».

Santé du Monde