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La dénutrition, un symptôme d’aggravation de la maladie d’Alzheimer

L’évolution des symptômes d’Alzheimer

Maladies neurologiques

28 septembre 2017
« Ma mère est atteinte d’Alzheimer. Elle se nourrit mal et devient agressive. J’ai du mal à communiquer avec elle. » Vera, 63 ans.

 

La maladie d’Alzheimer correspond à une dégénérescence progressive des cellules du cerveau, qui évolue par stades, parfois différents en fonction des malades. Les symptômes d’Alzheimer entraînent de nombreux changements dans la relation du patient à ses proches, qui ne sont pas toujours faciles à comprendre ni à supporter.

La dénutrition, un symptôme d’aggravation de la maladie d’Alzheimer

La dénutrition est un signe d’alerte et d’aggravation de la maladie. Les difficultés commencent au niveau de la gestion des courses. Le signe du réfrigérateur vide ou au contraire trop chargé, ou bien contenant des aliments avariés est très révélateur des désordres qui s’installent. Plus tard, s’ajoutent les troubles du comportement alimentaire. La personne atteinte d’Alzheimer peut ne pas ressentir la faim, ou oublier qu’elle a déjà pris son repas et manger de nouveau, ou ne consommer qu’une sorte d’aliment. Cela peut aller jusqu’au refus total de manger. Pour préserver le maximum d’autonomie alimentaire le plus longtemps possible, il est essentiel d’adapter les repas aux capacités de la personne (préhension, découpe, mastication). La maladie fait aussi oublier les normes du savoir-vivre à table. L’entourage doit accepter, voire encourager, que les mains se substituent aux couverts et proposer les aliments sous une forme ad hoc (bâtonnets, croquettes, rondelles…).

 

Communiquer avec un malade atteint d’Alzheimer

Peu à peu, la personne atteinte d’Alzheimer n’arrive plus à exprimer ce qu’elle ressent avec des mots, mais il ne faut pas en conclure pour autant à une absence d’émotions. Le maintien de la communication nécessite imagination et patience. Guettez ses expressions faciales et corporelles pour savoir si elle a compris, ou ce qu’elle ressent. Pour lui parler, vous pouvez associer deux ou plusieurs des cinq sens (vue, ouïe, goût, toucher et odorat), chaque sens pouvant compenser le défaut de l’autre. Vous devez maintenir une relation d’adulte à adulte et utiliser un vocabulaire simple, en évitant les tons infantilisants.

 

Maintenir une relation de confiance

La perte d’autonomie du malade n’autorise pas une attitude autoritaire, mais responsable. Vous n’avez pas non plus à l’éduquer. Laissez-le exprimer sa colère ou sa peine même si ce n’est pas facile à tolérer lorsque les comportements deviennent « anormaux » et imprévisibles. Sur le plan affectif, il est important de créer un climat serein et rassurant en dédramatisant les incidents et les maladresses. La compassion consiste à être sensible au vécu de l’autre et à lui témoigner des soins attentifs. Pour maintenir le dialogue et les échanges, encouragez sa participation à des réunions ou des sorties, en prévenant si besoin, discrètement, le reste de l’assemblée.

Santé du Monde