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Les aliments ultra transformés, une place à part en nutrition santé.

Les aliments ultra transformés, une place à part en nutrition santé.

 

Cette notion d’aliment ultra-transformé est issue d’une classification récente, appelée « NOVA », et élaborée par des chercheurs brésiliens.

Ces chercheurs ont déterminé 4 groupes d’aliments :

Le premier est constitué d’aliments peu ou pas transformés : un peu comme ceux que l’on trouve sur le marché. Les transformations peuvent être le broyage des graines ou la fermentation du lait pour fabriquer des yaourts, ou encore le séchage des feuilles de thé. Les additifs servent à conserver les propriétés du produit original ou à en améliorer la conservation.
Le second regroupe les ingrédients issus des transformations des aliments du groupe 1, par exemple le beurre (obtenu à partir du lait), les huiles (issues du broyage de certaines graines), les vinaigres…
Dans le troisième, on retrouve des aliments dont les transformations sont assez simples, ils peuvent être constitués de 1 ou 2 produits du groupe 1, assaisonnés par des produits du groupe 2 (sel, huile..), les quelques méthodes de conservation et les additifs utilisés permettent de conserver les propriétés originelles des aliments  ou d’en améliorer la conservation .

Tout cela ressemble encore assez à ce qu’on trouvait dans les placards de mes (arrières) grands-parents : des conserves, des viandes séchées, du lait, du beurre, de l’huile, des fromages, du pain….. mais représente une surface plutôt modeste des supermarchés actuels.

En effet, c’est le quatrième et dernier groupe d’aliments, celui des aliments ultra-transformés, qui occupe largement l’espace de nos grandes surfaces.

Ce groupe renferme des préparations industrielles constituées de plus de cinq aliments (n’appartenant que très peu au groupe 1), des additifs servant à imiter les qualités des aliments du groupe 1 et retrouvés exclusivement dans les aliments du groupe 4 (édulcorants, épaississants, anti-moussants, agents humectants…..)

Les transformations sont telles qu’on peut avoir du mal à rapprocher le produit fini du produit originel. Il faut bien dire que les procédés de fabrications industriels sont bien éloignés de la cuisine de ma grand-mère.

 

Effectivement, je me suis souvent demandé comment elle ferait ses courses aujourd’hui. J’imagine qu’elle ne saurait quel produit choisir, n’en connaissant que très peu.

Alors, faut-il tous les bannir de notre quotidien ?

Certainement pas, mais ces aliments du groupe 4 devraient être considérés comme des aliments de dépannage pour certains, des gourmandises pour d’autres.

Ils ne devraient pas dépasser 15% de notre apport calorique journalier alors qu’ils représentent aujourd’hui la base de notre quotidien.

 

Quelles sont les conséquences de cet excès ?

La consommation de ces aliments ultra-transformés est tout simplement corrélée à l’augmentation des taux de maladies chroniques telles que le diabète de type 2, l’hypertension, certaines dyslipidémies, l’obésité et même des cancers.

Tout cela à de quoi faire réfléchir, rechercher quelques recettes mijotées faciles à réchauffer, donc à préparer le soir, , juste pour éviter que ces aliments ne deviennent la norme de notre alimentation.

 

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

 

Santé du Monde