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Les phyto-oestrogènes dans l’alimentation : lignages et isoflavones

Phyto-oestrogènes : efficace contre les effets de la ménopause ?

 

Naturellement présents dans les protéines de soja, les phyto-oestrogènes sont aujourd’hui fréquemment consommés sous forme de compléments alimentaires pour combattre les désagréments liés à la ménopause.

Mais les phyto-oestrogènes sont-ils efficaces ?

Et quelles précautions prendre ?

 

SOMMAIRE

Vous avez dit phyto-oestrogènes ?
Les phyto-oestrogènes dans l’alimentation : lignages et isoflavones
Phyto-oestrogènes et ménopause
Phyto-oestrogènes : quelles précautions ?

Vous avez dit phyto-oestrogènes ?

Les phyto-oestrogènes sont des substances naturellement présentes dans certaines plantes. Leur structure chimique est très proche de l’oestradiol, l’une des principales hormones sexuelles de la femme.

Néanmoins, les études montrent que leur affinité avec nos récepteurs des oestrogènes est de 100 à 1000 fois moins forte que celle des hormones naturelles et des hormones de synthèse.

L’effet oestrogénique des phyto-oestrogènes semble par ailleurs très variable d’un individu à l’autre...

Les phyto-oestrogènes dans l’alimentation : lignages et isoflavones

Il existe plus d’une vingtaine de phyto-oestrogènes différents.

Les plus étudiés actuellement sont les lignanes, que l’on retrouve dans les fruits et céréales, mais surtout les isoflavones, présents dans les légumineuses et les protéines de soja («lait» de soja, tofu, desserts à base de soja...).

Dans les sociétés occidentales, l’apport journalier en isoflavones est généralement inférieur à 1 mg par jour. En Asie, il est 50 à 60 fois supérieur !

Or les femmes asiatiques présentent peu de symptômes en période de ménopause : elles ont rarement des bouffées de chaleur, leur risque de cancer du sein est faible et leur densité osseuse au top...

Cette bonne santé est-elle directement liée à la consommation de phyto-oestrogènes ?

C’est ce que semblent montrer certaines études, même s’il reste difficile d’extrapoler le cas des Asiatiques aux Occidentales, dont le mode de vie, la stature, etc., sont tout à fait différents.#E#

Phyto-oestrogènes et ménopause

Aujourd’hui, les phyto-oestrogènes sont parfois utilisés comme alternative au traitement hormonal substitutif (THS), qui associe œstrogènes et progestatif.

Certaines femmes ménopausées semblent en effet tirer profit d’un complément alimentaire à base de phyto-oestrogènes.

Néanmoins, les études n’ont pas démontré de manière formelle le rôle des isoflavones contre les bouffées de chaleur ou l’ostéoporose.

Phyto-oestrogènes : quelles précautions ?

Les effets positifs comme négatifs des phyto-oestrogènes sur l’humain sont encore mal connus. La prudence est recommandée dans certains cas :

La consommation d’isoflavones est déconseillée aux patients souffrant d’hypothyroïdie, car ils peuvent augmenter le besoin en hormones thyroïdiennes.Certaines données incitent également à la prudence chez les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein.Par ailleurs, les produits dérivés du soja comme le jus de soja (souvent appelé «lait» de soja malgré son peu de similitudes avec le lait de vache ou maternel) sont déconseillés au moins de 3 ans, en raison du manque actuel de données sur le rôle des isoflavones dans le développement endocrinien et immunitaire.

Par précaution, il est aujourd’hui recommandé de limiter sa consommation quotidienne d’isoflavones à une dose inférieure à 1 mg/kg (soit 60 mg par jour pour une femme de 60 kg).

Pour repère, en moyenne, le jus de soja contient 7 mg d’isoflavones par 100 g et un dessert au soja 35 mg par 100 g.


 

Santé du Monde