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Une raison de plus de faire le marché et de cuisiner !

Une raison de plus de faire le marché et de cuisiner !

 

Vous avez certainement entendu parler des nanoparticules. Selon la commission européenne, elles se définissent comme étant « un matériau naturel ou manufacturé ou formé accidentellement contenant des particules libres, sous forme d’agrégats ou d’agglomérats, dont au moins 50 % des particules, dans la répartition numérique par taille, présentent une ou plusieurs dimensions externes se situant entre 1nm et 100nm ».

En clair, ce sont des particules entre 10 et 1000 fois plus petites que nos cellules, aux intérêts inconstants en fonction de leurs domaines d’utilisation et dont nous ne connaissons pas encore les effets à moyen ou long terme sur nos organismes.

Cependant, leurs champs d’application est large.

Certaines entrent dans la composition d’additifs alimentaires plus ou moins utiles.

Pour d’autres, l’utilisation est séduisante. Utilisées comme produits phytosanitaires, elles en augmentent l’efficacité et permettent, par exemple, d’en réduire les quantités utilisées donc les quantités résiduelles dans la nature.

Elles peuvent aussi protéger les aliments emballés de potentielles contaminations, ou même de renseigner sur leur bonne conservation.

Elles sont parfois intégrées dans les parois de nos réfrigérateurs, pour leurs propriétés biocides et ainsi éviter les contaminations.

Les questions qui se posent sont cependant bien légitimes.

Quid de la migration des nanoparticules dans la nature, dans les nappes phréatiques, dans les aliments à partir des contenants.

Et qu’induisent-elles une fois présentes dans notre intestin ? … ou ailleurs ?

Les données actuelles sont loin d’être suffisantes sur le sujet.

On a cependant montré que l’ingestion régulière de nanoparticules de dioxydes de titane induit une altération de la flore elle-même et de son métabolisme.

Or nous savons l’impact essentiel de la bonne qualité du microbiote sur la santé, la santé digestive certes, mais aussi, plus largement, la santé neurologique, cardio-métabolique, respiratoire….

On a observé certaines nanoparticules altérer le système immunitaire intestinal et induire une inflammation.

Enfin, on en a retrouvé accumulées dans le foie, la rate, le cerveau, les reins, les poumons et même le squelette.

 

En attendant donc des résultats d’études complémentaires nécessaires à une meilleure connaissance de l’impact de ces nouvelles technologies sur nos organismes, je suggère un principe de précaution assez simple.

 

Éviter le plus possible des produits industriels afin de minimiser le contact de nos aliments avec ces microstructures de plus en plus présentes.

 

Pour cela, cuisiner le plus souvent possible des produits frais (et de saison, c’est encore mieux).

 

En plus de vous tenir éloignés de ces microstructures, cela vous détournera aussi du trop sucré, trop salé, retrouvé encore dans la majorité des produits « tout prêts ».

 

Bref, que du bonheur !

 

 

Nathalie Boillot

Docteur en Pharmacie

Coach en nutrition-santé, Paris

nboillot.nutri@gmail.com

 

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