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Syndrome prémenstruel et alcool, un lien probable

VOUS SOUFFREZ DU SYNDROME PRÉMENSTRUEL ? C'EST PEUT-ÊTRE L'ALCOOL...

 

Maux de têtes, sautes d'humeur, douleurs aux seins... autant de symptômes d'un syndrome prémenstruel (SPM), cet ensemble de désagréments physiques et psychologiques qui concernent de nombreuses femmes à l'approche de leurs règles. En cause de ce SPM ? La consommation d'alcool, entre autres, si l'on en croit une étude publiée dans le British Medical Journal.

Réfléchissez-y à deux fois avant de commander un troisième Gin Tonic ce soir, surtout si vous êtes au milieu de votre cycle menstruel. 

Une équipe de chercheurs de l'université de Saint Jacques de Compostelle en Espagne a établi un lien probable entre consommation d'alcool et syndrome prémenstruel (SPM).

Syndrome prémenstruel et alcool, un lien probable

Les chercheurs en médecine de l'université espagnole ont récolté les résultats de 19 études portant sur le lien entre alcool et SPM, réalisées dans 8 pays. Ils en ont tiré une méta-analyse publiée sur le British Medical Journal au mois d'avril 2018. 

Résultat : boire de l'alcool augmenterait modérément le risque de syndrome prémenstruel ; et plus la consommation d'alcool est élevée, plus le risque de SMP augmenterait. En chiffres : 21% des cas de SPM en Europe seraient dus à la consommation d'alcool.  

L'alcool influe sur les taux d'hormones sexuelles pendant le cycle menstruel. Ces fluctuations hormonales activeraient les symptômes du SPM. 

La consommation d'alcool pour apaiser les symptomes du SPM ? 

Cela dit, dans certaines des études examinées par les chercheurs, la consommation d'alcool par les femmes coïncide avec les syndromes prémenstruels. Par conséquent, les scientifiques affirment que si l'alcool peut causer les SPM, la réciproque est également envisageable.

En effet, "Les femmes affectées par des SPM peuvent boire de l'alcool pour apaiser les effets du syndrome", peut-on lire en préambule de la publication.

Quoi qu'il en soit, les chercheurs ont invité leurs homologues à poursuivre les recherches pour confirmer ou infirmer ces hypothèses

Santé du Monde