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Mais alors, il est efficace le vaccin antigrippe chez les seniors ?

Vaccin contre la grippe : la désinformation n’a plus de limite, c’est officiel !

 

Le vaccin antigrippe n’a pas clairement démontré son efficacité chez les plus de 65 ans, sauf pour les professionnels de santé les plus proches des laboratoires pharmaceutiques.

J’en ai marre. Honnêtement, aujourd’hui j’en ai vraiment marre. Je suis fatigué aussi. Fatigué et énervé d’entendre le pire en matière d’information médicale.

Vous savez, je ne me lève pas le matin en me disant « tiens, ce matin j’ai décidé d’être contre le vaccin antigrippe, et je vais raconter un tas de conneries dessus ! ».

Non, je me lève le matin avec l’envie d’apporter l’information médicale la plus pertinente possible. L’information qui fera sens chez mes lecteurs. Une information sourcée, et si possible mesurée (mais des fois je m’emporte… quand même). Mais là, aujourd’hui, j’en ai marre.

Je viens de regarder 3 minutes de l’émission AlloDocteurs sur la vaccination contre la grippe. Ouais, je sais, c’est ma première erreur, je n’aurais pas dû la regarder cette émission. Ma deuxième erreur a été d’écouter cette émission, car je n’aurais jamais dû entendre ce que j’ai entendu.

Mais PIRE, des centaines et des centaines de personnes ont entendu la même chose que moi : des pures conneries. Un condensé de désinformation en l’espace de 3 minutes. Vous savez, ce genre de vidéo qui met dans le rouge votre « bullshitomètre ».

Cette vidéo, regardez-là. Elle fait intervenir un professeur de médecine qui vante l’efficacité du vaccin antigrippe chez les seniors (> 65 ans). Un gériatre dans un hôpital dont je tairais le nom. Il ne mérite pas d’être cité dans cet article ni sur ce blog.

Un professeur dont je ne détaillerai pas les quelque 9100 € et 9300 € de rémunérations et d’avantages reçu par plusieurs grands labos pharmaceutiques, dont deux qui produisent des vaccins contre la grippe !

Je ne détaillerai pas non plus les quelque 39 conventions d’orateur, d’expert et de conseiller du professeur avec les plus grandes sociétés pharmaceutiques de la planète.

Je vais épargner notre professeur de lui rappeler le PUTAIN de code de la santé publique, qui dans son article L.4113-13 stipule qu’il est tenu de le dire à tout le monde quand il parle. C’est la loi bordel !

Ok, je me calme.

Mais alors, il est efficace le vaccin antigrippe chez les seniors ?

C’est la question qu’on se pose tous. C’est la question que je me suis posée avant d’avoir un avis. J’ai fait une recherche des publications scientifiques les plus récentes, les moins récentes, les plus probantes, les plus sérieuses, les moins sérieuses. J’ai regardé la méthode, les études, les méta-analyses, les commentaires des chercheurs, les débats.

Bref, je me suis bien fait CHIER pour essayer de me faire un avis assez complet dessus. Mais ce n’est que mon avis après tout. Et c’est quoi justement l’avis de notre professeur de médecine ?

Selon lui, c’est vraiment « très dommage » que les seniors ne se vaccinent pas en masse, car le vaccin aurait une efficacité « très bonne », selon lui, avec « de très bonnes études ».

Mais attention, ce n’est pas non plus un vaccin miraculeux ! Non, le gériatre nous rassure que son « efficacité n’est pas absolue », mais qu’il permet quand même d’éviter « un tiers des grippes et la moitié des grippes graves ».

Attends. Attends un peu, on parle de 33% d’efficacité pour éviter d’attraper la grippe et de 50% d’efficacité pour éviter une grippe grave ? Ils viennent d’où ces chiffres ?

Mais attends, c’est très bon ça ? Une efficacité très bonne, mais pas ABSOLUE ? Mais merde, elle est foutrement mauvaise !

En langage plus courtois, elle est juste franchement moyenne, voire carrément faiblarde pour la grippe tout court !

Et sur la mortalité ? Rien ? Parce que c’est quand même pour ça qu’on veut que nos seniors se vaccinent, pour éviter d’aller au casse-pipe ! Et ça fonctionne ou pas ? Oui, non ? Et de combien ?

Vous voulez connaître l’efficacité du vaccin antigrippe pour vous éviter le casse-pipe sans passer par la case désinformation ? Ben soyez attentif.

Une claque en 2010 !

C’est quoi une claque en science ? Une claque, c’est quand un groupe de chercheurs ultras balaizes (du groupe Cochrane), qui se la racontent un peu, décide de regarder TOUTES les études faites sur le vaccin antigrippe 1.

Les mecs, ils ne pinaillent pas comme notre gériatre du plateau télé. D’ailleurs, on aime bien dire « une étude Cochrane a dit que… » tellement ils sont forts. Bref, ils se sont tapé la lecture de plus de 75 études scientifiques. Ils ont cherché la petite bête, et n’ont même pas voulu écarter des études. Ils prennent tout.

Ils se sont bien amusés avec les données, mais après il fallait tirer des conclusions quand même. C’était en 2010. Et en 2010, ce groupe de tordus indépendant, nous disait ça en gros :

« Bon les gars, vous êtes gentils avec votre vaccin contre la grippe, mais toutes vos études sont vraiment moisies. Nous, avec ce qu’on a vu, on a pris peur. Alors désolé de vous le dire, mais votre vaccin-là, avec les études à notre disposition, on n’a aucune preuve qu’il est efficace contre la grippe chez les vieux, et encore moins sur le risque d’aller au casse-pipe ! Vous ne pouvez pas faire mieux s’il vous plaît ? »

No comment.

En 2012, une gifle !

D’autres mecs se sont aussi demandé si le vaccin antigrippe était efficace chez nos sages de plus de 65 ans 2.

Et les mecs, ils savent lire ! Ils ont bien vu que toutes les études publiées entre 1980 et 2001 ont montré que le vaccin contre la grippe était génial, super puissant ! Entre 27 et 75% de réduction de la mortalité, imagine !

Mais les gars ont bien compris que ces études-là, ben elles n’étaient pas si bien faites que ça, et qu’elles avaient un peu beaucoup surestimé les bénéfices. Zut. Ben ouais zut. Alors les gars nous préviennent, parce qu’ils sont sympas en plus d’être des scientifiques :

« On dit ça, on dit rien, mais on n’arrive pas à trouver de preuve que le vaccin protège bien les seniors de la grippe. Alors, on ne sait pas si vous avez vu, mais il y a deux bonnes études qui montrent que le vaccin antigrippe a permis de réduire la mortalité de 4.6 % en moyenne (entre 0.7 et 8.3 %) chez les seniors. Pour les complications, c’est 8.5% en moins avec le vaccin 3 4. Voilà les copains ! »

5% de bénéfice sur la mortalité. Douche froide non ?

Mais le vaccin fonctionne ! J’ai lu un truc, tiens regarde !

Oui c’est vrai, il a raison l’ami. Tiens justement, une méta-analyse en 2014 nous disait que le vaccin contre la grippe était super puissant 5. Les gars, ils ont trouvé que le vaccin pouvait réduire le risque d’aller au casse-pipe de 49 % !

Boom ! Alors vous faites moins les malins les gars du groupe Cochrane mes fesses ou du Lancet tapette !

Ah mais attends. En fait les mecs ils ont re-analysé des études DÉJÀ analysées par les copains du groupe Cochrane. Les gars, pour trouver 50% de risque de mourir en moins, ils ont pris 5 études en compte, pas 4, pas 6, mais 5 !

Sur les 5 études, trois sont classées comme bien biaisées par les gars du Cochrane (risque incertain niveau B), une est carrément jugée trop mal faite pour être utilisée (mais ils l’utilisent quand même !) et la dernière est super floue (pas de description de la méthode, pas d’info sur l’activité grippale, l’épidémie, rien…).

Bref, les gars ils nous ont fait une belle tambouille avec la crème de la crème, en bidouillant les chiffres comme des malades, avec des « ajustements » comme ils le disent. Tellement d’ajustements qu’ils ne comprennent pas comment ils ont pu trouver un chiffre de 50 % !

Les gars, ils sont trop forts. Ils nous balancent quand même ça :

« Malgré tous nos efforts pour corriger les biais, le bénéfice du vaccin sur la mortalité était toujours irréaliste ».

Des champions !

Mais il y en a d’autres des comme ça ! La même année, une team de chinois a aussi voulu trifouiller les données des études scientifiques, pour savoir s’il protège bien ce vaccin 6.

Les mecs ont pris des précautions. Ils ont choisi les meilleures études, et ils trouvent une efficacité de 34% pour réduire la mortalité à cause de la grippe ou d’une pneumonie.

Re boom ! Un tiers, franchement, ça dépote.

Attends, les meilleures études ? T’en es sûr ? En fait, les boss du groupe Cochrane avaient déjà analysé 10 des 11 études choisies par nos copains chinois. Ils trouvaient que 4 d’entres elles avaient des biais sérieux et qu’une n’était même pas à prendre en compte. M’enfin.

Et n’allez surtout pas lire la liste des problèmes de cette étude. Vous risqueriez de prendre conscience que les mecs n’ont pas pondu l’étude de l’année. Tiens, par exemple, les gars nous avouent que seulement deux études ont confirmé les cas de grippe… en laboratoire.

Ah les vilains, et comment savoir pour les autres si c’était bien la grippe ? Mais t’as pas besoin de le savoir, prends donc ta seringue et fermes-là !

Les gars qui ont défié la team Cochrane !

Je suis obligé de vous parler de cette équipe. C’est des gars, tous payés par des labos qui commercialisent des vaccins antigrippe, qui ont voulu clouer le bec aux boss du groupe Cochrane 7.

Les mecs sont culottés quand même. Ils ont repris les données de Cochrane et ils ont dit ça :

Mais en fait, vous avez mal fait les gars. On va vous montrer comment faire… [10 minutes passes] Voilà ! On trouve qu’en fait, avec vos données, le vaccin permet de réduire le risque d’aller au casse-pipe de 28 % ! Et boom, dans les dents Cochrane ! 8« 

Fin de l’histoire ? Pas sûr. Des gars ont vu les résultats passer, et ont décidé de répondre. Les mecs ont dit :

« Mais attendez, vous êtes bien gentils avec votre analyse, mais vous avez fait n’importe quoi les gars ! Vous n’avez rien compris à la séroconversion ! Vous vous basez sur des titres protecteurs qui ne veulent rien dire ! Les gars, vous avez craqué quand même 9« .

Ah la science… C’est à n’y rien comprendre.

Mais alors moi, en tant que senior je fais quoi ?

En tant que senior, vous devez savoir que le vaccin contre la grippe, spécialement chez vous, il est très mal évalué. Pour des raisons éthiques et méthodologiques, on ne sait pas vraiment s’il protège vraiment et de combien.

On peut être honnête avec les chiffres. On peut dire que le vaccin pourrait réduire de 10 % votre risque de mourir de la grippe. 10 %, c’est mieux que rien. Je suis d’accord, vous faites ce que vous voulez après.

Mais là on parle de 10 % quand le vaccin cible la bonne souche ! Ben oui ! Des fois, les mecs ils se plantent de souche qui va réellement circuler, et là, l’efficacité sombre, pour toucher le fond du fond.

Vous préférerez quoi ? Vous faire servir une soupe tiédasse par un professionnel de santé qui trouve « dommage » de ne pas se faire vacciner, car on a de « très bonnes études » ? Ou bien d’apprendre que la réalité est plus bordélique, et qu’au final, c’est loin d’être une solution miracle ?

Maintenant, en tout cas, vous avez le choix !

Et les soignants non vaccinés, ils sont dangereux alors ?

Oui ! Si on écoute le professeur de médecine, le « virus il arrive pas comme ça, il est vecteur par les soignants ». Et le gériatre n’a pas froid aux yeux. Il est persuadé que si tous les soignants sont vaccinés, « ça peut faire une barrière supplémentaire ».

Apparemment, des travaux prouvent que « dans les secteurs où le personnel est bien vacciné, on a une protection des personnes soignées. »

En gros, le même raisonnement que la ministre de la Santé qui souhaite le rendre obligatoire chez les professionnels de santé.

En 2013, je t’aurais dit oui !

Cette année-là, des mecs ont voulu savoir si ça servait à quelque chose de vacciner les soignants dans les établissements de soins des seniors (EHPAD). Les mecs, ils ont analysé 8 études, et ils trouvent qu’on peut réduire le risque d’avoir des symptômes grippaux de 42%, et de mourir toutes causes confondues de 29 % 10.

Attention, les mecs ils ne disent pas que vous avez 29 % de risque en moins de mourir de la grippe, non… Ce serait trop facile, car ils n’ont pas mesuré ça. Ils ont regardé toutes les personnes qui passaient l’arme à gauche !

D’ailleurs, les études utilisées… Mon Dieu, on prend peur quand on les regarde ! UNE SEULE est de qualité moyenne ! Toutes les autres sont soit faibles ou très faibles, avec des biais à la pelle !

Mais ce n’est pas grave ! Les mecs sont tellement fort qu’ils n’arrivent pas trop à comprendre comment ils ont pu trouver un chiffre de 29 %. Et ils précisent bien que cette réduction n’est pas si fiable que ça, puisque c’est une mesure indirecte de mortalité.

Autrement dit, on ne sait pas vraiment s’ils sont morts de la grippe, les seniors ! Franchement, vous êtes trop fort.

En 2016, la nouvelle claque !

Attention, les mecs du groupe Cochrane ont décidé de remettre le couvert ! Les gifles se perdent ! Les gars ont fait comme d’habitude : ils ont tout analysé 11.

Et en gros, les gars, ils disent ça :

« Bon, on a une bonne et une mauvaise nouvelle. On commence pas la mauvaise. On a pas trouvé que ça servait à quelque chose de vacciner les soignants. Non, aucun bénéfice sur les infections, sur les hospitalisations ni sur les décès. Rien, peau de balle. Par contre, la bonne nouvelle nouvelle, c’est que le vaccin pourrait peut-être de réduire de 5 % les infections des voies respiratoires inférieures ! Super non ? Bon, voilà les copains ! »

Mais comme les gars du groupe Cochrane sont quand même vachement sympa, ils précisent qu’il faudrait plutôt insister sur le lavage des mains, l’utilisation de masque, et sur la détection précoce des soignants malades pour les inviter à rester chez eux !

Le Haut Conseil de la Santé Publique prend acte !

Vous savez, le HCSP, c’est cet organisme de pontes qui nous délivre la bonne parole. Eux, ils savent mieux que quiconque l’intérêt de vacciner les soignants.

Et justement, ils ont un avis sur la question. Dans leur dernier avis, les gars du HCSP reconnaissent quand même que « les études démontrant ces avantages ont un faible niveau de preuve, sont souvent entachées de biais, de sorte que les méta-analyses n’ont pu démontrer le bénéfice de cette pratique ».

Et ils en concluent quoi les gars du HCSP ? Rien. La pratique n’apporte rien (c’est eux qui le disent), mais ça représente quand même « le moyen le plus efficace de prévention de la grippe » ! WHAT !

Attendez, je reviens…  Non, mais WHAT ! J’en reviens toujours pas.

Faites-moi confiance !

Finalement, le professeur de médecin interviewé déclare qu’il n’a pas trop de mal à faire vacciner ses patients de plus de 65 ans, car ils lui font confiance. Le Pr a les bons mots, les bons messages, dit-il !

Ben bordel, si travestir les publications scientifiques, c’est avoir le « bon message », vive le serment d’Hippocrate !

Et que dire de cette citation qui vient de notre gériatre :

« Nous avons en France l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Alors si notre système de santé nous recommande la vaccination après 65 ans pour la grippe, je crois que c’est vraiment une chance et il ne faut pas la laisser passer. »

Et si le système de santé te recommande de sauter par la fenêtre, tu vas le faire ?

Et vous allez me dire que c’est avec ça, qu’on va restaurer la confiance envers la vaccination ? La défiance importante envers la vaccination est alimenté par ce genre de déclarations : abusives et infondées. J’aurais eu confiance si j’avais entendu le mec dire un truc du genre :

« Bon, le vaccin contre la grippe, ce n’est pas la panacée chez les seniors. Controverse scientifique, études pas super bien faites, conflits d’intérêts, problèmes pour estimer l’efficacité… Du coup, le vaccin pourrait sauver des vies, mais on en est pas vraiment sûr. Moi, mon avis perso, c’est qu’il est quand même utile. Ah oui, pis j’ai quand même reçu un peu d’argent de la part de deux labos qui commercialisent des vaccins antigrippe ».

Et puis, ce vaccin, il change quoi sur mon risque de mourir ?

J’ai oublié d’en parler, pourtant, c’est important de revenir sur le risque absolu de mourir de la grippe. Car oui, c’est bien joli de parler de risque relatif, avec 30% par-ci et 50% par-là, mais la réalité est moins impressionnante.

Je vais prendre deux scénarios, chers seniors.

Un premier scénario super favorable aux laboratoires pharmaceutiques avec une efficacité de 28% du vaccin pour réduire la mortalité. Un chiffre issu d’une publication controversée faite par des chercheurs payés et salariés de l’industrie pharmaceutique qui commercialise des vaccins antigrippe.
Un deuxième scénario, qui lui est moins favorable aux labos, puisqu’il se base sur une efficacité relative de 4.6%. Une efficacité obtenue par une synthèse indépendante de la littérature.

Maintenant, il faut calculer le risque absolu de mourir de la grippe quand on a plus de 65 ans. Et là, ce n’est pas si facile que ça. Les calculs que je vous présente sont approximatifs et ne sont pas parfaits.

En 2016, on sait qu’il y a eu 13 136 personnes d’au moins 75 ans qui sont mortes de la grippe. Cette année-là, 587 000 personnes en France sont mortes. D’après les chiffres officiels, les plus de 65 ans représentent les 3/4 des décès soit 440 250 personnes.

Le risque absolu (mais pas ultra-précis non plus) de mourir de la grippe pour un senior est donc de (13 136 / 440 250) * 100 = 3%.

Dans le cas du 1er scénario (-28%), votre risque absolu de mourir tombe à 2,1%. Voilà, 0.9% en moins.
Dans le cas du 2ème scénario (-4.6%), ce risque absolu tombe à 2.8%. On enlève 0.2%.

Fantastique non ? Je n’irais même pas interpréter ces chiffres, ils parlent d’eux-mêmes. Vous avez maintenant tous les chiffres en main, et notamment votre risque absolu que la grippe vous emporte, avec ou sans vaccin (si l’efficacité existe bien…) !

PS : J’en ai marre de parler tout le temps de ces vaccins, mais quand je vois l’actualité…

 

Références

1. Jefferson, T., Di Pietrantonj, C., Al‐Ansary, L. A., Ferroni, E., Thorning, S., & Thomas, R. E. (2010). Vaccines for preventing influenza in the elderly. The Cochrane Library.

2. Osterholm, M. T., Kelley, N. S., Sommer, A., & Belongia, E. A. (2012). Efficacy and effectiveness of influenza vaccines: a systematic review and meta-analysis. The Lancet infectious diseases, 12(1), 36-44.

3. Baxter, R, Ray, GT, and Fireman, BH. Effect of influenza vaccination on hospitalizations in persons aged 50 years and older. Vaccine. 2010; 28: 7267–7272

4. Fireman, B, Lee, J, Lewis, N, Bembom, O, van der Laan, M, and Baxter, R. Influenza vaccination and mortality: differentiating vaccine effects from bias. Am J Epidemiol. 2009; 170: 650–656

5. Darvishian, M., Gefenaite, G., Turner, R. M., Pechlivanoglou, P., Van der Hoek, W., Van den Heuvel, E. R., & Hak, E. (2014). After adjusting for bias in meta-analysis seasonal influenza vaccine remains effective in community-dwelling elderly. Journal of clinical epidemiology, 67(7), 734-744.

6. Chan, T. C., Hung, I. F. N., Luk, J. K. H., Chu, L. W., & Chan, F. H. W. (2014). Effectiveness of influenza vaccination in institutionalized older adults: a systematic review. Journal of the American Medical Directors Association, 15(3), 226-e1.

7. Beyer, W. E., McElhaney, J., Smith, D. J., Monto, A. S., Nguyen-Van-Tam, J. S., & Osterhaus, A. D. (2013). Cochrane re-arranged: support for policies to vaccinate elderly people against influenza. Vaccine, 31(50), 6030-6033.

8. Beyer, W. E., McElhaney, J., Smith, D. J., Monto, A. S., Nguyen-Van-Tam, J. S., & Osterhaus, A. D. (2013). Cochrane re-arranged: support for policies to vaccinate elderly people against influenza. Vaccine, 31(50), 6030-6033.

9. Osterholm, M. T., Kelley, N. S., Belongia, E. A., Jackson, L. A., & Jackson, M. L. (2015). Reply. Vaccine, 33(1), 12.

10. Ahmed, F., Lindley, M. C., Allred, N., Weinbaum, C. M., & Grohskopf, L. (2013). Effect of influenza vaccination of healthcare personnel on morbidity and mortality among patients: systematic review and grading of evidence. Clinical infectious diseases, 58(1), 50-57.

11. Thomas, R. E., Jefferson, T., & Lasserson, T. J. (2013). Influenza vaccination for healthcare workers who care for people aged 60 or older living in long‐term care institutions. The Cochrane Library.

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