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Rapports sexuels douloureux : essayez l'ostéopathie

Et l’ostéopathie en fait partie.

source image:topsante.com
 
Quand le gynéco ne trouve rien

De nombreuses femmes éprouvent une douleur aiguë qui inhibe tout plaisir lorsqu’elles font l’amour, dans certaines positions ou quand le contact est plus profond. Tensions, craintes, espacement des câlins?: le 'problème' que les médecins appellent 'dyspareunie' finit par éloigner les amoureux. Que faire ? En parler au gynéco ? C’est le bon sens, et cela permet de s’assurer qu’un fibrome, des lésions du col de l’utérus, une endométriose… ne sont pas en cause. Mais parfois, le médecin ne trouve rien de suspect et l’on s’apprête donc à serrer les dents une fois de plus à la prochaine étreinte. Dommage ! Car, pour l'ostéopathe, il y a quand même des solutions.

Déceler les dysfonctionnements

L’ostéopathe, on y pense pour une sciatique, un genou bloqué… Son champ de compétences est pourtant bien plus large puisqu’il s’étend à tous les ligaments de soutien des viscères, ce qui permet notamment de déceler des dysfonctionnements intrapelviens.
« Une adolescence mal vécue, une opération de l’appendicite suivie d’adhérences, un accouchement difficile ou un choc psychologique peuvent avoir des répercussions sur la zone périnéale. L’utérus manque ensuite de mobilité et la pression exercée par le sexe masculin est douloureuse », explique Philippe Sterlingot, ostéopathe.

C’est alors que ce spécialiste tente de « débloquer » la situation. Pour mieux y parvenir, il posera aussi des questions plus personnelles. Henri Reinhart, ostéopathe, lui aussi, n’est pas loin de penser que le corps garde en mémoire notre vécu et pour lui, « le périnée est, par excellence, le support de notre histoire. Les tensions du présent, comme les secrets du passé, y sèment parfois la zizanie. » Et c’est en cernant les zones d’ombre que le spécialiste peut cibler l’origine d’un trouble.

L'ostéopathe interroge les tissus

« Mettre les bons mots sur les maux, autant que des mains expertes, ça aide », précise-t-il. Mais attention, il ne s’agit pas de psychothérapie. Seulement de trouver ce qui, dans la vie, pourrait avoir des incidences physiques éprouvantes. Pour repérer les tensions, l’ostéopathe « interroge les tissus » avant d’agir par pression-détente. Le tout en mouvement ou en point fixe. Le travail autour des viscères est discret pour apporter souplesse et mobilité. Une chose est sûre, c’est que les manipulations ne doivent pas faire mal. Encore heureux, puisqu’on est là pour régler un problème de douleur, justement !

Venir à bout des douleurs

Décider de consulter est en soi un point positif. On prend les choses en main pour en profiter davantage avec son cher et tendre, ce qui veut dire qu’on a « envie d’avoir envie ». « Quand les femmes osent désirer, quand elles cessent de penser qu’elles ne sont pas faites pour l’amour, c’est déjà un grand pas », affirme Henri Reinhart. Certes, cet élan ne suffit pas et pour venir à bout des douleurs, une, deux, trois… cinq séances, mais parfois plus, sont nécessaires. Impossible de prévoir à l’avance, car tout dépend de la nature du problème.

Petit à petit, les sensations pénibles se font moins aiguës, avant de disparaître. On envisage alors de retrouver son partenaire avec moins d’appréhension. On réessaye les positions que l’on croyait proscrites et l’on s’étonne de ne plus avoir mal. D’y prendre du plaisir et d’en donner davantage. Tout ce qu’il faut pour une vie sexuelle épanouie. Il est impossible de dire si le résultat sera définitif. Les tensions peuvent resurgir et il est parfois nécessaire de revoir l’ostéopathe.

Mais par où passe l’ostéopathe ?

Idéalement, en interne. C’est du moins ce que veut la pratique depuis des années, mais pas la réglementation depuis mars 2007, qui interdit les touchers vaginaux. L’acte étant désormais réservé aux sages-femmes et aux médecins...

 

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