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J’aime dormir, me coucher tôt, me lever tard. Et par-dessus tout, me reposer en plein milieu de la journée.

MOI ET ... LA SIESTE

 

J’aime dormir, me coucher tôt, me lever tard. Et par-dessus tout, me reposer en plein milieu de la journée.

Vingt minutes volées. Vingt minutes durant lesquelles j’arrête de lutter contre mes paupières lourdes, je me laisse aller... et je m’endors. Dans le bus, dans un parc ou sur mon clic-clac, je ne suis pas difficile. 
Quelques instants suffisent et quand je rouvre les yeux, je suis aussi en forme que George Clooney après trois expressos. La sieste me fait un bien fou, à moi comme à tous ceux qui la pratiquent. 
Problème : elle a mauvaise réputation. 
Dormir l’après-midi serait réservé aux enfants et aux vieux. Pire, aux fainéants. 
Je le vois bien au bureau quand, après la cantine, je pique discrètement du nez derrière mon ordi, j’ai toujours droit au regard accusateur des collègues, aussi indignés que si j’avais allumé une clope dans l’open space. 
Je peux comprendre, mais ils devraient savoir que grâce à une micro-sieste, on serait tous plus performants l’après-midi. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, tous les chercheurs – que je soupçonne de ronfler entre deux études – l’affirment : dormir quelques minutes permet d’être plus concentré et plus efficace. 
Depuis, j’ai un objectif : réhabiliter la pause dodo. J’ai même pensé à une pétition pour convaincre mon boss d’installer un lit dans la salle de conférence. Mais bon, je ne le sens pas encore prêt, ça prendra du temps. 
En attendant, je profite de mes pauses pour filer au premier bar à sieste de France. On s’y retrouve entre siesteurs et on pique un roupillon loin des regards réprobateurs, sans culpabiliser, confortablement planqué dans un lit massant. Le kiff total.

L’été, une saison bénie

Finalement, le seul moment où la sieste devient respectable, c’est en août. Qui ne s’est jamais laissé tenter par un petit somme quand il fait 35 degrés à l’ombre ? C’est pour ça que je préfère les pays chauds, là où les gens savent vivre. Ah, la Sicile et ses commerces fermés le temps de la sacro-sainte sieste...
Pourtant là encore, certaines de mes copines voient ça comme une perte de temps. Elles préfèrent dormir sur le sable « pour bronzer en même temps ». Une hérésie. 
La sieste mérite mieux qu’une serviette ensablée et les cris des joueurs de beach-volley. 
Le must en été ? Un hamac au fond du jardin, une chambre aux volets tirés ou une couverture étendue dans l’herbe fraîche, loin de l’agitation et du vendeur de beignets.
Alors maintenant, quand je pars en vacances avec des potes, je privilégie ceux qui ont des enfants, car avec eux j’ai un truc pour siester tranquillement. À 15 heures, quand les petits doivent dormir, je propose aux parents de m’en occuper. Et une fois qu’ils pioncent tous... je fais pareil. 
Lorsque le reste de la bande rentre de la plage, non seulement ils m’adorent, mais je suis fraîche et dispo pour passer la nuit au Macumba.

Le week-end, zéro culpabilité

Mais la reine des siestes reste celle du dimanche. Mieux encore : celle du dimanche pluvieux, parce qu’elle est garantie sans réveil programmé ni culpabilité, même si elle dure deux heures et qu’elle est précédée d’une grasse mat’. 
Et chez moi, pour en profiter un max, je suis équipée : oreiller à mémoire de forme, couette en plume d’oie et gros chat blotti contre moi. Car c’est lui le meilleur allié de ma sieste. Il la pratique plus de six fois par jour alors il la respecte, pas comme cette copine qui m’envoie un SMS en plein cycle de sommeil... 
Non, le seul qui a le droit de me réveiller, c’est l’homme qui dort à côté de moi. Lui, son truc, c’est plutôt la sieste crapuleuse. J’aime bien aussi.

Santé du Monde