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Si manger du poisson est meilleur pour la santé que manger de la viande, on ignorait pourquoi.

Pourquoi le poisson est meilleur pour la santé que la viande

 

Si manger du poisson est meilleur pour la santé que manger de la viande, on ignorait pourquoi. Une étude suédoise a la réponse : nos hôtes bactériens présents dans nos intestins.

 

ALIMENTATION. Un régime riche en huiles de poissons est meilleur pour la santé et permet d'éviter l'obésité plus sûrement qu'une diète au bacon : le fait est connu et abondamment documenté. Mais restait un mystère à élucider : pourquoi une alimentation est-elle plus bénéfique qu'une autre pour notre organisme ? Réponse: nos bactéries.

Mais encore fallait-il le prouver ! Pour ce faire, une équipe de l’université de Göteborg (Suède) a nourri deux lots de souris, l’un avec du poisson, l’autre avec du lard. Pour que le match soit équitable, les chercheurs se sont assurés que le contenu énergétique des deux diètes était strictement identique. Ainsi, mis dos à dos, le régime carné et le régime poisson s’avèrent avoir des répercussions très différentes sur la composition du microbiote (ou flore intestinale), nous apprend l’étude publiée dans la revue Cell Metabolism du 27 août. Avec, notamment, une grande absente du côté de la diète carnée : la bactérie Akkermansia muciniphila, connue pour son action positive sur la prise de poids.

INFLAMMATIONS. Allant encore un peu plus loin, les chercheurs ont voulu vérifier les répercussions de greffes fécales d’une population de souris à une autre. Ainsi, le transfert du microbiote intestinal de souris nourries au régime poisson à des souris nourries au régime carné améliore-t-il la santé de ces dernières ? "Oui, sans ambiguïté", répondent les chercheurs. Les souris prennent moins de poids et manifestent moins de phénomènes inflammatoires au niveau des intestins. La démonstration inverse est tout aussi éclairante : transférer le microbiote de souris nourries au lard à l’autre population murine rend celle-ci plus encline à développer des inflammations. Il reste maintenant aux chercheurs à vérifier si la bactérie Akkermansia muciniphila peut entrer dans l’arsenal des probiotiques pour les humains.

Santé du Monde