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 RÉPONDRE

La croissance nulle au 1er trimestre, "pas grave" pour Sapin

L'économie française a patiné au premier trimestre. Les données du PIB publiées ce matin par l'Insee sont mauvaises, d'autant que la stabilité n'est assurée que par le restockage.

La consommation et l'investissement sont en net recul. Le PIB français du 1er trimestre 2014 est donc resté inchangé. Sur un an, il s'établit en hausse de 0,8%. Le consensus compilé par Bloomberg misait sur une croissance trimestrielle de 0,1%, soit 0,9% sur un an. Au cours du 4ème trimestre 2013, le PIB hexagonal a progressé de 0,2%, selon la nouvelle estimation fournie par l'Insee, qui l'avait originellement évaluée à 0,3%.

"Pas grave" ?

"Pas grave" pour Michel Sapin, qui était l'invité d'Europe 1 jeudi matin. Pour le ministre des Finances, il s'agit d'un chiffre auquel beaucoup d'observateurs pouvaient s'attendre. Le gouvernement table pour 2014 sur une hausse de 1% du PIB, ce qui s'inscrit "parfaitement" dans des "objectifs raisonnables", a réagi Michel Sapin. "La prévision du FMI pour la France c'est 1%, donc nous sommes dans des chiffres qui sont parfaitement des objectifs raisonnables", a-t-il estimé.

Les stocks sauvent le trimestre

Le détail du PIB montre que la demande intérieure finale hors stocks coûté 0,4 point au PIB, d'une part à cause du recul de la consommation des ménages (-0,5%), mais aussi à cause d'une nette contraction de la formation brute de capital fixe (-0,9%). Le solde extérieur coûte pour sa part 0,2 point au PIB, avec une accélération des imports (+1%) et un ralentissement de l'export (+0,3%). Au final, les stocks sauvent le PIB d'une contraction, puisqu'ils apportent 0,6 points à l'ensemble, notamment du fait d'un net restockage en produits pétroliers raffinés, explique l'Insee.

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