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Adulte anorexique qui veut s'en sortir avec moi?

Bonjour tout le monde ! Nouvelle sur ce forum, je me lance suite à une prise de conscience : je suis anorexique...J'approche de la trentaine, j'ai envie d'avoir des enfants, je n'ai jamais été en surpoids, mais j'ai pas mal minci et je suis à un IMC bien trop faible, donc je n'ai plus mes règles... Je déprime, donc je mange moins, donc je mincis, donc ça me déprime...cercle vicieux ! Suite à ma prise de conscience, j'ai rencontré une diététicienne, et j'aimerais retrouver de l'appétit, le plaisir de manger et la joie de vivre, mais pour l'instant rien ne bouge... Au plaisir d'échanger avec vous:)

Bonjour,

j'ai moi-même 36 ans et je suis en phase de guérison d'anorexie depuis 2 ans maintenant .... J'ai repris 15 kgs au jour d'aujourd'hui et il m'en reste 2/3 à prendre encore... j'ai eu mes regles le mois dernier !
Si tu es motivée pour t'en sortir tu y arriveras, saches que c'est pas tout les jours faciles mais bien encadrée et avec de la motivation on y arrive et surtout ca vaut le coup et la peine
Bon courage à toi

bonjoursbooba
tous d'abord bienvenus sur le forum ,
je te félicite déjà avoirs prix consiance de la maladie et avoirs faire les démarche pour s'en sortir c'est déjà un grand pas !
ta nutritionniste ta déjà donner ton ''plan '' d'attaque ? a tu penser a un suivis psychologique en complément ?

Merci pour votre accueil
Je ne sais pas depuis quand on peut parler d'anorexie dans mon cas... J'ai minci progressivement, depuis 2 ans environ. Je pense avoir 8 à 10 kg à prendre, mais ne m'en sens pas prête du tout ! Je fais des efforts pour augmenter les quantités, mais on ne peut pas dire que je mange 'normalement' pour l'instant.
Ma diététicienne ne m'a pas donné de 'plan'. Je ne l'ai vue que 2 fois, et elle veut y aller doucement. Donc pour l'instant elle m'a demandé de quoi je me sentais capable, et on a fixé un petit objectif. Je dois aussi noter les aliments 'interdits', ainsi que les pensées que j'ai par rapport à la nourriture (mon obsession). Son suivi est + axé psy en fait.

Bonjour
Agee de 40 ans je suis anorexique depuis presque 10 ans mais il s'agit en qqe sorte d'une rechute puisque ma 1ère phase s'est située à l'adolescence entre 15 et 21 ans.
J'ai atteint un IBM de 12 avec oedemes des membres inférieurs et bradychardie (en gros très handicapée pour marcher et épuiser avec risque d'arrêt cardiaque). Psychologiquement j'ai fait depuis 2 ans au moins mon analyse mais de l'analyse à l'action il y a un fossé. J'ai atteint aujourd'hui ce que j'appelle le fond du goufre puisque je suis en congé maladie longue durée donc plus de travail, mon mari me quitte (après avoir subi pendant des années mon joug : TOC, anorexie gde exigence due à la volonté de tt contrôler, ça fait bcp quand même) tout en restant à proximité et ayant accepté de refuser l'HDT dont me menaçait un psychiatre et une fille de 11 ans dont il me faut m'occuper chaque jour même si c'est elle qui joue finalement plus que moi le rôle d'adulte.
Dans le Nord aucune structure pour les adultes et celles qui accueillent les ados pratiquent la sonde ; technique que je refuse puisque j'en suis encore au 100g près lorsque je me pèse. Mon but est donc de me reconstruire psychologiquement et de trouver le déclic pour reprendre une alimentation 'naturelle' et un rythme de repas à peu près normal sans contrat de poids ni sonde. Répondant à ces critères il me semble que le CHU de Toulouse conviendrait. Quelqu'un a t-il déjà été hospitalisé dans cet établissement ? Avis ? D'autres adresses à me conseiller par rapport à mon profil ? Merci à tous, cela devient urgent.

La sonde n'est pas une punition : je l'ai vécu pls fois et ça m'a sauvée la vie. Les hospit où je ne l'ai pas eue ont foiré car mes apports étaient trop insuffisants et les obsessions augmentaient.
La question d'une hospit se pose à nouveau pour moi malgré mes projets. Je vais sans doute avoir droit à nouveau à la sonde et cette fois je suis prête à l'accepter car je veux mettre ttes les chances de mon côté pour réussir.
La sonde te permettrait de récupérer plus vite tes capacités physiques et mentales, car ton cerveau aussi est dénutri. ça t'empêche de voir le danger entre autre. C'est long 10 ans d'anorexie. Je sais de quoi je parle. Tu récupérerais plus vite. Penses-y tu as perdu pas mal de tps.

L'alternative ce sont les compléments alimentaires (clinutren, fortimel...)

Tout ça reste du provisoire. Plus tu manges tes plateaux, moins tu en as besoin.

Bref, pour te décider, va voir les posts de una23k (dsl de citer comme ça. Je sais que tu / elle n'y peux rien. La maladie t' /l'empêche d'entendre raison. C'est malheureux):
- soit tu es ds une démarche de soin et motiver pour avancer
- soit tu es trop enfoncée pour réagir, comme elle, tu attends qu'on te guérisse mais tu veux pas bouffer : tu stagnes

Merci pour ton message mais je suis parfaitement consciente des risques encourus (comportement suicidaire selon mon endocrino). J'oscille entre volonté de prouver à mon mari que je vaux la peine qu'il reste à mes côtés (en tout cas dans une certaine intimité) : recherche de centres, d'un nouveau travail, volonté d'être plus souple et de l'autre conscience qu'il ne reviendra pas sur sa décision de vivre seul (qui plus est dans la mesure où il vit une autre relation amoureuse). L'hospitalisation dont je sors (12 jours en cardio pour oedemes des membres inférieurs dus à la dénutrition et bradicardie) m'a certes permis de me reposer mais quand tu rentres chez toi, que tu dois t'occuper de ton enfant bref tu es dans la vraie vie, tu te rends compte que l'hospitalisation peut t'enfoncer encore plus : les 2 premiers jours de mon retour j'ai vécu de véritables crises pour déterminer quoi et quand manger, pour finalement retrouver mon rythme antérieur plutôt nocturne. L'idéal serait un appartement thérapeutique (comme pour les drogués ou les mères célibataires) ou un suivi ambulatoire très proche pour m'aider au quotidien mais le Nord est déjà dépourvu d'hôpitaux prenant en charge les anorexiques adultes alors pour ce genre de structures... Ma quête reste tjs d'actualité

 

Tu as fait une recherche ici pour savoir si y'a des filles du Nord et où elles sont suivies ?

Tu penses t'installer en Midi-Pyrénées ?
Y'a plus près sans doute : Dijon (le Bocage, Jouvence Nutrition), vers Grenoble (Clinique des Vallées).

Ta fille resterait avec ton mari ?

Tu as quoi comme suivi pour l'instant ?
Si justement c'est la prise de tête pour déterminer quoi et qd manger, voir une diète peut t'aider à résoudre ce pb. Pas une qui va te balancer un plan alimentaire avec tant de kcal par jour, mais une qui va s'adapter à tes habitudes et tes goûts.

Tu as entrepris des démarches maintenant (prise d'info, hospit...) alorsil te faut continuer ds ce sens.

Merci pour les adresses. Non je ne pense pas m'installer en midi pyrénées mais c'est le seul hopital qui ne pratique pas la sonde pour un IMC aussi bas que le mien. Mon mari s'occuperait certes de ma fille mais cela lui causerait préjudice pour son travail et il a suffisamment souffert de mon état pour être un peu soulagé. Je pense donc me rendre à Toulouse pour un premier entretien, le hic c'est que tant que l'on refuse de prendre un killo, quel que soit le centre et quelle que soit la méthode, il est logique qu'on vous oppose une fin de non recevoir. Question dietétique ce n'est pas au niveau équilibre alimentaire que j'ai des pbes (je connais exactement ce dont j'aurais besoin chaque jour et la valeur énergétique de presque tous les aliments) mais je me focalise sur la nourriture parce que je déplace ainsi mes questions et angoisses plus personnelles (notamment ma dépendance affective vis à vis de mon mari, mon manque de confiance en moi, mon sentiment d'être un poids) sur qqch que je pensais contrôler jusqu'à présent.

On réagit toutes comme ça :
- cerveau court-circuité par la bouffe pour anesthésier les angoisses et la souffrance. C'est un moyen de se protéger mais qui finit par nous détruire.
- on sait toutes parfaitement ce qu'il faudrait manger mais on arrive pas à le mettre en place seules.
C'est pour ça qu'une structure est indispensable qd on est trop basse.
Où que tu ailles et qques soit la méthode, il va bien falloir que tu contraries l'anorexique qui est en toi et que tu te forces. Nulle part on va te mettre une sonde de force,rassure-toi. Faut que tu lâches un peu et que tu donnes ta confiance là où tu crois que c'est le mieux pour toi.
Si toi tu ne sais plus ce qui est bon pour toi, ou que tu sais mais que tu ne le fais pas, les soignants savent et il faut s'en remettre à eux.

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Santé du Monde